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Vous souhaitez vous engager auprès des personnes réfugiées ?

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Vous souhaitez vous engager auprès des personnes réfugiées ?

Nous vous proposons de vous accompagner dans cette démarche, en vous permettant d’accueillir chez vous de manière sécurisée et temporaire une personne ayant obtenu l’asile en France. 

Qu'est ce que ELAN ?

Depuis 2015, nous assistons à une véritable crise migratoire, de nombreuses personnes réfugiées naviguant entre squats, campements et centres d’hébergement d’urgence, faute de places pour les accueillir. Face à ce constat et aux marques de solidarité qui ont émergées en faveur des migrants, le Samusocial de Paris, présent depuis 1993 auprès des personnes vulnérables, a souhaité apporter son soutien à ces actions citoyennes.

Parmi ces initiatives, de nombreuses personnes ont manifesté un intérêt pour accueillir chez elles des personnes réfugiées. Le Samusocial de Paris a ainsi créé un programme pour sécuriser et accompagner cette démarche : ELAN.

Ce programme prend en compte la nécessité pour les personnes accueillantes, de se sentir accompagnées dans l’élaboration de leur projet d’accueil et d’être soutenues tout au long de la cohabitation. L’accompagnement réalisé par les professionnels du programme leur permet également d’être déchargées des démarches d’insertion de la personne qu’elles accueillent (travail, logement, santé, etc.)

Accueil et partage

Qu’entend-t-on par accueillir une personne réf

Accueillir signifie bien plus qu’héberger. Accueillir, c'est proposer de faire une place dans son foyer, vivre avec la personne en la respectant dans toute son altérité. Par des échanges linguistiques et culturels réguliers, vous participez à améliorer le niveau de français de la personne accueillie et favorisez sa compréhension du mode de vie en France.

 

 

Je ne suis pas très présent à mon domicile et je n’ai pas forcément beaucoup de temps libre à partager. Est-ce malgré tout possible d’accueillir une personne réfugiée ?

Ce n’est pas une difficulté et ça ne vous empêche absolument pas d’accueillir quelqu’un. Il existe différentes manières de partager. Le temps de présence n'est pas le seul critère définissant la qualité de votre accueil.

 

 

Je ne parle aucune langue étrangère. Est-il tout de même envisageable d’accueillir une personne réfugiée ?

Ne pas parler une langue étrangère n’est pas un frein pour s'engager dans le programme ELAN car certaines personnes réfugiées communiquent déjà très bien en français. D’autres sont en cours d’apprentissage et expriment l’envie d’améliorer leur français avec vous.

Les conditions pour accueillir

 

Y-a-t-il une durée minimale d’accueil ?

Intégrer le dispositif Elan suppose de s'engager pour une durée minimale de 3 mois. En effet, il est important d’offrir un minimum de stabilité pour permettre aux personnes réfugiées de mettre réellement en œuvre toutes les démarches liées à leur insertion socioprofessionnelle.

 

Je n’ai pas de chambre individuelle à proposer mais j’aimerais accueillir une personne réfugiée. Est-ce possible ?

Afin de garantir une cohabitation de qualité, il est important que chacun dispose d’un espace d’intimité. C’est pourquoi nous vous demandons de mettre à disposition un espace réservé pour la personne accueillie.

 

J’ai un logement indépendant à proposer ? Puis-je quand même accueillir une personne réfugiée ?

Tout dépend des modalités d'accueil que vos proposez. Nous sommes disponibles pour en discuter avec vous. 

 

J’habite dans un endroit assez éloigné en Ile de France. Puis-je quand même accueillir ?

Être loin n’est pas forcément un problème. Cependant, être à proximité d’une gare ou d’un accès aux transports en commun est essentiel pour favoriser les démarches d’insertion de la personne que vous allez accueillir.

 

Je n’habite pas en Ile-de-France mais je souhaite accueillir une personne réfugiée ? Vers qui me tourner ?

A ce jour, nous sommes uniquement présent en Ile-de-France.  En revanche, le programme «Welcome en France» de JRS intervient sur la France entière. Pour plus d'information, cliquez ici

 

Je suis locataire. Ai-je le droit d’accueillir quelqu’un chez moi ?

Généralement cela est possible. N’hésitez à vérifier sur votre contrat de location si une clause figure à ce sujet.

La sécurité du programme

Comment est composée l’équipe ELAN ?

Nous sommes une équipe deprofessionnels, constituée de travailleurs sociaux diplômés, de psychologues et de conseillers en insertion professionnelle. Nous sommes bilingues et expérimentés sur les questions de la précarité, de l’interculturel et des traumatismes liés aux situations d’exil. Pour mener à bien nos objectifs d’accompagnement, nous travaillons de manière collégiale et coordonnée afin de favoriser une prise en charge globale et une aide adaptée à chaque personne.  

 

Puis-je choisir la personne que j’accueille ?

Le programme ELAN ne permet pas aux accueillants de sélectionner la personne qu'ils accueillent afin de ne pas mettre la personne réfugiée en situation potentielle de rejet - vécu d’autant plus pénible pour les personnes ayant demandées l’asile. Nous vous garantissons que les personnes orientées sont dans des dispositions favorables pour un accueil en famille et pourront s'intégrer à la dynamique d'accueil que vous proposez.

 

Comment se formalise l'engagement ?

Nous signons ensemble une convention de partenariat d’une durée minimale de trois mois, renouvelable tacitement trois fois. L’objectif est de formaliser l'accueil et de lui donner un cadre juridique et de responsabilité claire.

 

J’ai envie de tenter l’expérience. Mais si pour une raison ou une autre, je souhaite arrêter la cohabitation, que se passe-t-il ?

En cas de problème, notre équipe est là pour vous proposer des solutions adaptées aux éventuels aléas de la cohabitation. Si les difficultés persistent, il vous sera toujours possible de résilier votre engagement selon le délai de préavis de 15 jours fixé dans le cadre de votre engagement.

Témoignages

Réfugiés en famille

 

Accueillis tous deux en famille depuis quelques mois et accompagnés par l’équipe d’ELAN, Mr Camara (26 ans) et Mme Ouedraogo (33 ans) témoignent de leur expérience en France et de leur vie en famille.

 

Où avez-vous vécu avant d’arriver dans votre famille d’accueil ?

 

Mr Camara : Je suis en France depuis un an et demi, et depuis trois mois dans ma famille d’accueil. Avant cela j’ai passé 7 mois chez une compatriote, puis 4 mois à l’hôtel dans le 18ème rue Myrrha. Cet hôtel ce n’était vraiment pas un lieu pour vivre. Je ne pouvais recevoir personne, je ne pouvais pas me laver, parce que les douches sur le palier étaient sales, fréquentées aussi bien par les résidents de l’hôtel que par des gens du quartier. Je préférais aller me doucher chez une connaissance plutôt que dans ces douches où je risquais d’attraper des maladies.

 

Mme Ouedraogo : Je suis en France depuis 2015. Pendant ma procédure de demande d’asile, qui a duré 8 mois, j’ai été hébergé en CADA, un appartement partagé avec d’autres demandeurs. Ça se passait bien. Nous étions accompagnés dans nos démarches.

 

Comment avez-vous été orientés vers Elan ?

 

Mr Camara : FTDA m’a orienté à la PSA une fois que j’ai été reconnu comme réfugié, et c’est la PSA qui m’a informé sur Elan. L’équipe est venue à ma rencontre chez la compatriote qui m’hébergeait. J’étais très impatient de commencer l’expérience, mais il a fallu trouver une famille pour m’accueillir, et cela a pris un certain temps.

 

Mme Ouedraogo : J’ai été mise en contact avec l’équipe d’ELAN par mon assistant social quand j’étais en CADA. Une fois obtenu l’asile, je devais quitter la structure. J’avais la possibilité d’être hébergée par le CADA en colocation dans un immeuble indépendant, mais je préférais être dans une famille. Quand l’équipe m’a proposé d’être accueillie chez une dame seule de 73 ans, j’ai tout de suite accepté, sans même la rencontrer. Je me suis dit que je pouvais lui apporter des choses. Dans mon pays, on n’abandonne pas les personnes âgées, on a l’habitude de s’en occuper. Le fils de cette femme est décédé il y a déjà longtemps, j’occupe son ancienne chambre.

 

Comment se passent vos vies respectives en famille ?

 

Mr Camara : Très très bien. Je suis dans une famille où vivent 9 personnes : monsieur, madame, le père et le frère de monsieur, les 3 enfants entre 18 et 24 ans, une personne qui s’occupe de la maison, de la cuisine, et moi. Nous sommes dans une très grande maison, chacun a son espace, nous prenons nos repas ensemble. Monsieur est avec moi comme avec son fils. Si je rentre tard il s’inquiète et m’appelle, il me propose de venir me chercher, nous discutons politique. J’étais caricaturiste de presse dans mon pays en Guinée, lui aussi est dessinateur. La cuisine française en revanche est parfois difficile pour moi, notamment la manière dont vous préparez les viandes saignantes, et le fromage ! Le fromage pour moi, c’est la Vache qui rit ! Je fais beaucoup d’efforts pour m’y habituer.

 

Mme Ouedraogo : Moi aussi ça se passe très bien. Nos relations sont très agréables, même si parfois j’ai le sentiment qu’elle est trop curieuse, notamment pour tout ce qui touche à mon travail. Nous discutons beaucoup, elle m’apprend beaucoup de choses, me fait découvrir de très beaux parcs. Nous partageons nos repas, souvent je cuisine africain, c’est quelqu’un de très ouvert.

 

Avez-vous trouvé du travail ?

 

Mr Camara : J’ai travaillé comme vigile, actuellement je suis vendeur chez Célio, en CDD à temps partiel, mais mon projet est d’économiser suffisamment pour me payer une formation en journalisme.

 

Mme Ouedraogo : J’ai fait une formation sécurité et incendie de quatre mois, financée par Pôle Emploi. J’étais encore en CADA lorsque ma formation a commencé. J’ai fait ce choix par conviction, parce que j’aime être dans le contact humain avant tout. Avant j’étais commerciale, et là aussi c’est l’humain qui me plaisait. En ce moment je suis vigile dans l’événementiel, mais ma formation me permet également d’accéder à des postes de vidéo-surveillance qui permettent de travailler assis, sur des journées de 10 ou de 12h et donc d’avoir des jours de repos. La sécurité c’est un métier d’avenir, il y a beaucoup d’embauches.

 

Quels sont vos projets ?

 

Mr Camara : J’ai voyagé dans 13 pays d’Afrique et 3 pays d’Europe. Pour avoir été dans différents pays d’Europe je sais que la France est une terre d’accueil, mais je suis un nomade, j’aimerais poursuivre ma route au Canada puis aux Etats-Unis, avant de pouvoir rentrer chez moi en Guinée une fois que la situation politique aura changé.

 

Mme Ouedraogo : Je n’envisage pas de rentrer au pays. J’ai eu trop de problèmes là-bas. Je n’ai pas choisi de venir en France. Je connaissais car j’étais dans l’import-export de matériel informatique. Mon visa qui me permettait de venir régulièrement. C’est pour ça que je suis venue quand j’ai dû fuir mon pays, et ma famille. La France est une terre d’accueil, j’ai pu le constater après avoir subi ici deux opérations médicales sans rien avoir à payer. En Côte d’Ivoire ce ne serait pas possible.

Inscription au programme ELAN

Nous vous remercions pour votre volonté d’engagement. Le dispositif ELAN du Samusocial de Paris s’adresse uniquement aux personnes résidant en Ile-de-France. D’autres associations proposent un accompagnement en région. N’hésitez pas à vous adresser à celles-ci.

Nous vous remercions pour votre volonté d’engagement. Pour accueillir une personne dans le cadre du dispositif ELAN, une pièce autonome est indispensable. Il existe diverses autres formes d’engagement possible vis-à-vis des personnes réfugiées. N’hésitez pas à vous renseigner auprès d’autres associations.

Nous vous remercions pour votre volonté d’engagement. Pour accueillir une personne dans le cadre du dispositif ELAN, un engagement d’au moins trois mois est indispensable, l’objectif étant de pouvoir offrir une certaine stabilité aux personnes. Il existe diverses autres formes d’engagement possible vis-à-vis des personnes réfugiées. N’hésitez pas à vous renseigner auprès d’autres associations.

L'équipe pour vous accompagner

Nous contacter

Par mail : contact.elan@samusocial-75.fr

Par tel : 06.16.63.27.82

Ce programme est financé par