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Du Centre de Premier Accueil aux Centres d’Accueil et d’Examen de Situation

Du Centre de Premier Accueil aux Centres d’Accueil et d’Examen de Situation

La mission Migrants du Samusocial de Paris a réalisé la semaine passée les premiers bilans infirmiers au Centre d’Accueil et d’Examen de Situation (CAES) de Nanterre.

1ers bilans infirmiers

La semaine passée, la mission Migrants du Samusocial de Paris a réalisé les premiers bilans infirmiers au Centre d’Accueil et d’Examen de Situation (CAES) de Nanterre, troisième centre de ce type à ouvrir en Île-de-France après Cergy et Ris Orangis.

Les CAES viennent en remplacement du Centre de 1er accueil de La Chapelle. La fin d’une aventure et le début d’une nouvelle pour cette équipe dont l’objectif est de permettre aux personnes arrivant en France après un long parcours d’exil de bénéficier d’une évaluation sanitaire et d’une orientation vers le soin si nécessaire, mais aussi simplement de trouver une écoute bienveillante.

« Porter attention à sa santé constitue une étape importante après un parcours souvent traumatisant, observe Laure Guenneau, Responsable de la mission Migrants. Lorsque les personnes arrivent au centre de premier accueil, Ils ont besoin de se poser, et d’une réponse à leurs besoins primaires. Le pôle santé représente une des premières réponses sanitaires à leur arrivée en France. Son rôle est de prendre en charge les situations les plus urgentes, et de rassurer/informer sur la suite de leur parcours ».

 

Des sorties de campement au centre de La Chapelle

Avant l’ouverture du Centre de 1er accueil le 10 novembre 2016, il faut se souvenir que les deux années qui précédèrent virent se succéder démantèlements et reconstitution de camps de fortune. Les premières missions d’évaluation sanitaire eurent lieu dans les centres d’hébergement transitoire post-évacuation, avec un objectif d’orientation mais également de veille sanitaire. « Effectuer un suivi était alors impossible, observe Laure Guenneau. L’ouverture du centre de premier accueil a permis aux gens de se poser, même si c’était pour un court terme, de 4 à 10 jours. Ce faisant, il devenu possible de revoir les personnes, d’entamer un suivi. »

 

Un réseau de partenaires au service de la santé 

Pour répondre aux besoins identifiés des personnes, la mission Migrants a noué de multiples partenariats : les consultations médicales de Médecins du Monde, la première année, ont permis de traiter sur place de nombreux cas et ainsi de réduire fortement les orientations dans les Permanence d’accès aux soins (PASS) des hôpitaux parisiens. Médecins du Monde ayant fait la preuve du besoin, un relais a été pris par le Service des Maladies Infectieuses de Bichat auquel sont venues s’ajouter des vacations du Samusocial de Paris et de la Croix Rouge Française. Une pharmacie, sur place, permettait également de répondre à certains besoins. Parallèlement à ces partenariats sur le volet médical, un travail étroit avec Emmaüs, gestionnaire du Centre, l’OFII (Office français de l’immigration et de l’intégration) et le GIP HIS chargé de gérer les transferts vers les lieux d’hébergement durable a permis une prise en compte de la santé des personnes dans les orientations proposées, notamment pour éviter les ruptures de soins.

 

Un avenir difficile à appréhender

Avec l’éclatement du centre de premier accueil en six plus petites entités, l’organisation de la mission Migrants évolue. L’équipe tournera désormais sur les différents CAES.  « Une nouvelle dynamique va devoir être trouvée, observe L. Guenneau. L’important sera avant tout de conserver une présence de médecins généralistes et en santé mentale, ceux-ci s’éclairant souvent mutuellement ».  La bienveillance, condition de la confiance, sera évidemment aussi primordiale.