Accéder au site >
Vous trouvez qu'il fait froid ? Eux aussi.
Nous agissons, agissez avec nous
Je fais un don

faire un don en ligne

La mission locale Viry Châtillon

La mission locale Viry Châtillon

Située en plein centre de Viry-Chatillon dans un bâtiment lumineux, la mission locale est un lieu accueillant où l'on ne sait pas toujours bien qui est personne accueillie ou accueillante. Quelques services civiques ont été recrutés parmi les jeunes qui fréquentaient il y a peu de temps la mission locale : Willy pour animer une web radio, Gwendal à la communication, Bintou à l'accueil...

"Ils nous aident à être autonomes"

Les jeunes accueillis circulent d’une pièce à l’autre avec une certaine familiarité, s’installent à des bureaux libres pour retoucher leur CV ou consulter les offres d’emploi, se retrouvent et s’échangent quelques nouvelles, demandent conseil à leur conseiller. Personne ici ne s’abrite derrière des postures de guichet. Malgré le ballet des va-et-vient, le grand bureau de Steva reste pourtant étonnamment calme. Un juste mélange d’écoute et de convivialité, d’ordre et de souplesse. La bienveillance de l’accueil n’effrite en rien le respect que les jeunes accueillis peuvent avoir pour les lieux et l’équipe.

 

 La mission locale Viry Châtillon

 

Steva est référente Garantie Jeunes, un dispositif qui permet un accompagnement renforcé pour les jeunes en grande précarité pendant un an, et leur alloue une allocation de 461€ par mois. Certains sont sous main de justice, d’autres sans domicile fixe. Une vingtaine de jeunes errent ainsi entre squats, abris de fortune, dépannages chez des tiers et voitures. À la mission lo- cale de Viry-Châtillon, l’accompagnement n’est pas seulement professionnel, comme c’est souvent le cas en mission locale. Les conseillers travaillent sur tous les freins, sur la situation sociale dans sa globalité, et les jeunes viennent ici quasiment tous les jours. Dès que les conseillers reçoivent les offres d’emplois ils peuvent ainsi les informer, les aider à postuler.

 

Des ateliers quotidiens permettent également de travailler la confiance en soi, l’orientation professionnelle, l’informatique. Au programme ce matin, un atelier de médiation cognitive pour comprendre qu’il y a souvent plusieurs solutions à un problème. Les cinq ou six jeunes autour de la table ont intégré le dispositif Garantie Jeunes tout récemment. Entre deux exercices, ils discutent de leur projet professionnel, peaufinent leur lettre de motivation. Déterminée à entamer un cursus d’aide-soignante, Sonia décline l’offre d’emploi à Intermarché que lui suggère Vincent. Mounia en revanche est intéressée. En attendant de pouvoir intégrer une formation de gendarme, le job pourrait lui permettre de payer un petit loyer dans un foyer de jeunes travailleurs. Mise à la porte de chez ses parents dans le sud de la France, Mounia est venue vivre quelques mois chez sa tante dans le 91, sous réserve de partir d’ici fin février. « Avant, raconte-t-elle, quand je postulais pour un stage on ne me rappelait pas, ou les employeurs me renvoyaient le cliché de la jeune fille trop jeune, pas assez motivée. Les conseillers, ici, nous appuient auprès des employeurs. Je me sens soutenue et écoutée. »

 

L’accompagnement dans le cadre de la Garantie Jeunes est généralement plutôt descendant, mais Viry-Châtillon cultive des pratiques très participatives. La web radio animée par Willy a ainsi pour vocation de permettre aux jeunes de s’approprier une voix. Cet après-midi, Willy s’attelle à sa première émission, une petite initiation aux différents sons du métal pour montrer que cette musique n’est pas seulement cri et fureur. Ambassadeur de la parole des jeunes, Gwendal anime un conseil consultatif des jeunes qui leur permet de proposer des projets. Au programme prochainement, l’organisation d’une fête pour les 1 an de la Ga- rantie Jeunes. James et Gwendal préparent quelques questions bien senties aux élus et au préfet pour pimenter le bu et. James vient ici tous les jours, « pour éviter le quartier, explique-t-il. J’avais commencé une formation pour personne handicapée. Avec mes problèmes de dos, j’ai le statut d’handicapé, mais je ne me reconnais pas dans cette case « handicapé ». Ici, l’accompagnement est plus personnel, et ils nous aident à être autonomes. Récemment, on a organisé un tournoi de foot, on a tout fait. »