Chaque soir, plus de 60 000 personnes précaires sont hébergées à l’hôtel en Ile-de-France. Ce type d’hébergement est une solution transitoire pour les familles, avant qu’elles ne puissent être orientées vers un logement pérenne.
Cependant, du fait des difficultés d’accès au logement, particulièrement en Ile-de-France, et de délais administratifs trop longs pour l’accès aux droits, ces familles résident souvent à l’hôtel sur de longues périodes. La durée moyenne d’un séjour s’élevant à presque 3 ans, l’hôtel s’impose alors comme un véritable lieu de vie.
Exiguïté des chambres, absence d’espace d’intimité, quasi impossibilité de recevoir des visites, difficultés pour préparer les repas – le matériel de cuisine étant souvent interdit dans les chambres pour des raisons de sécurité -, et parfois éloignement des commodités de base, des services et des transports, et du tissu associatif local pouvant leur venir en aide : les difficultés que rencontrent les familles sont nombreuses. Elles nuisent au bon développement des enfants et compromettent leur avenir.
Le Samusocial de Paris a engagé des réformes importantes pour accroître la qualité des hébergements, en favorisant là où c’était possible l’implantation, dans les établissements, d’un espace de vie collective, d’une buanderie et d’une cuisine.
Notre programme « Mieux Vivre à l’Hôtel » vise à améliorer le quotidien des familles hébergées à l’hôtel à travers la mise en place de projets collectifs. Notre approche, « l’aller vers », est également utilisée en hôtel : l’objectif étant d’aller vers nos publics hébergés afin qu’ils prennent conscience de leur potentiel et qu’ils soient confortés dans leur autonomie. Conçus avec le public que nous accompagnons et nos partenaires, les projets issus du programme « Mieux Vivre à l’Hôtel » bénéficient à environ 10 500 personnes dans 117 hôtels.