L’EMLT intervient auprès de personnes atteintes d’une tuberculose-maladie avérée et présentant un risque de mauvaise observance du traitement en raison de leur situation de précarité ou d’isolement.
Orientés par les Centres de lutte antituberculeuse (CLAT), les hôpitaux, les centres de réadaptation, les centres de détention ou les associations, les patients accompagnés ont un ancrage à Paris ou en petite couronne.
L’équipe est composée de quatre infirmiers, quatre travailleurs sociaux, un médecin et une secrétaire, qui proposent un accompagnement adapté à la situation et aux besoins de chaque personne.
L’accompagnement débute par une évaluation de la situation médicale, sociale et administrative du patient. L’équipe identifie notamment les difficultés susceptibles de compromettre le suivi du traitement afin de construire une prise en charge adaptée.
Les professionnels interviennent à l’hôpital, sur le lieu de vie de la personne ou dans les locaux de l’EMLT. Cette démarche d’aller-vers permet de maintenir le lien avec des personnes parfois éloignées des dispositifs de droit commun.
Les infirmiers accompagnent la prise du traitement et le suivi médical. Les travailleurs sociaux interviennent sur les difficultés administratives et matérielles pouvant affecter le parcours de soins : alimentation, transport, communication, hébergement ou accès aux droits.
Pour les personnes allophones, les entretiens sont réalisés avec l’aide d’un interprète professionnel.
Un programme d’éducation thérapeutique du patient peut également être proposé, avec l’accord de la personne.
Il comprend six ateliers collectifs répartis sur trois mois ainsi que des consultations individuelles. Compréhension de la tuberculose, gestion du traitement, accès aux soins, droits sociaux ou connaissance du corps : les différents ateliers permettent aux patients de mieux comprendre leur maladie et de gagner en autonomie dans leur parcours de soins.
Depuis 2002, l’EMLT recueille des données sur les personnes accompagnées et leur parcours tout au long du traitement. Elles permettent de mieux connaître les profils, les conditions de vie et le suivi thérapeutique de personnes en situation de précarité atteintes de tuberculose.
En 2026, le dispositif de recueil de ces données a été repensé avec l’appui de l’Observatoire du Samusocial de Paris, afin d’améliorer leur fiabilité et leur exploitation.
À partir de ces données, l’Observatoire mène notamment des recherches sur les facteurs associés à une issue favorable du traitement et sur le risque de tuberculose résistante aux antibiotiques.