Je suis Mathilde, je suis assistante sociale diplômée depuis 2015. J’ai d’abord exercé pendant 7 ans au sein d’un centre d’hébergement d’urgence et d’insertion à Paris, au Refuge de la Mie de pain et depuis octobre 2022, j’exerce au sein de l’ESI, la maison dans le jardin du Samusocial de Paris.
Ce n’est pas forcément propre à 2024, mais davantage propre au fonctionnement de l’ESI à savoir le travail en équipe pluridisciplinaire. Je trouve que c’est réellement la force de l’ESI. L’équipe est constituée d’animateurs socio-éducatifs, de soignants (infirmières et aides-soignantes), de psychologues et de travailleurs sociaux. J’ai pris le plus de plaisir dans les accompagnements où il y a différents intervenants de l’équipe autour de la personne. On crée un projet d’accompagnement en équipe.
Depuis fin 2022, j’ai accompagné un Monsieur au niveau social. Il est également suivi par le poste de soins qui coordonne son parcours de soins. C’est un Monsieur qui est consommateur d’alcool, pour lequel on a essayé de l’accrocher à un suivi addicto avec notre collègue psychologue et addictologue. On a mis aussi dans la boucle les juristes de JADE du Samu social, et c’est tout cet effet-là autour de lui, le fait qu’on travaille vraiment en équipe, qu’à des moments on essaye de réfléchir ensemble à comment l’accompagner au mieux. Je trouve que c’est une force de pouvoir réfléchir à plusieurs avec des portes d’entrée différentes. A des moments ça peut être le social qui va prédominer à d’autres moments ça va être le soin. L’accompagnement, n’est pas qu’un point de vue, on ne travaille pas seul.
Chaque professionnel avec ses missions spécifiques a une importance auprès de la personne. A nous tous on tisse un accompagnement autour de la personne ; cela permet de se remettre en question de façon permanente et de donner du sens et de la réflexion à notre accompagnement et nos postures.
Je souhaiterais pouvoir réfléchir à un projet où ils seraient un peu plus au cœur de la conception du début à la fin.
J’aimerais bien organiser un jour avec des personnes accueillies une fête de la musique ouverte sur la ville, faire venir dupublic pour déstigmatiser un peu le lieu d’accueil et générer un peu plus de mixité.