Ce projet s’inscrit dans l’axe « enfance et situations familiales précaires » de la politique de solidarité portée par Paris Musées, en réponse aux attentes exprimées par les professionnels de structures sociales accompagnant des femmes isolées avec de jeunes enfants.
Conçu comme un parcours artistique et culturel sur mesure, « Maman, bébé… musée » place le lien mère-enfant au cœur de sa démarche. Il prend en compte l’environnement de vie, les expériences personnelles et le vécu psychique des mères, afin de proposer des temps de médiation accessibles, sécurisants et adaptés à des publics peu familiers des institutions culturelles.
Après une première expérimentation menée en 2024, le Samusocial de Paris et Paris Musées ont souhaité renouveler l’expérience en 2025.
Ce nouveau cycle bénéficie aux femmes du CHU Soleil, centre dédié à l’accueil de femmes enceintes à partir du 7ème mois de grossesse ainsi que des femmes venant d’accoucher de leur premier enfant, qui n’ont pas de solution d’hébergement à la sortie de la maternité. Le projet est piloté au service des publics de Paris Musées par Maïlys Liautard, responsable des programmes solidaires, en lien étroit avec les équipes du Samusocial de Paris.
Les séances s’inscrivent dans un cycle progressif, mêlant découverte culturelle, pratiques corporelles et médiation artistique. Les retours des participantes témoignent d’un fort sentiment de bien-être, d’une atmosphère bienveillante, et d’une véritable dynamique de groupe.
Lors de la séance de yoga et de médiation corporelle au Musée d’Art moderne de Paris, face à La Danse de Matisse, les mères ont pu expérimenter des postures douces, adaptées à leurs capacités physiques, tout en restant à l’écoute de leurs bébés. Au Petit Palais, c’est un conte imaginé par Charlotte Fabre qui les amène d’une œuvre à l’autre, aux côtés du personnage de Kali, une jeune maman dans laquelle les participantes se sont reconnues : « c’est un peu notre histoire ! ».
Au-delà du bien-être des mères, le projet accorde une place centrale aux bébés. Les bénéfices sont avérés et les séances favorisent les stimulations sensorielles (voix, mouvements, rythmes, espaces), l’observation, le contact et l’attention partagée. Les nourrissons sont intégrés à l’expérience, même touts petits, et dans un respect évident de leur rythme.
Ces temps partagés participent à :
Ainsi, au Musée Bourdelle, les bébés ont pu toucher les différents matériaux du sculpteur, du bronze à l’argile, et même réaliser une empreinte de leur main ou de leur pied : « Je lui montrerai quand il sera plus grand », confie l’une des mères, ravie d’emporter ce souvenir.
Pour la majorité des participantes, cette expérience constitue une première rencontre avec le monde des musées. Beaucoup expriment leur curiosité, leur envie de découvrir Paris et ses richesses culturelles, parfois peu accessibles dans leur quotidien.
« Je ne connais rien de Paris, on m’a dit que c’est chic, qu’il y a plein de belles choses à voir », partage l’une d’elles.
« Je veux découvrir, connaître l’art », ajoute une autre.
En rendant les musées accueillants, accessibles et adaptés, Paris Musées et le Samusocial de Paris œuvrent ensemble pour faire de la culture un levier d’inclusion, d’émancipation et de lien, et ce dès la petite enfance.
Ce projet réaffirme la conviction que l’accès à la culture est un droit pour toutes et tous, quel que soit le parcours de vie.