Atelier Breakdance

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18 Mai 2026
Atelier Breakdance

Quatre jours, une douzaine de jeunes et le breaking comme outil de soin. Portrait dun atelier pas comme les autres.

Dans le cadre du Mois Festif 2026 un atelier de breakdance dirigé par 4 psychomotriciens (Hilana Amachi Guaman, Remi Heng, Camille Roperch et Alice Pio) sʼest ouvert pendant 4 jours à une douzaine dʼenfant avec comme fin dʼatelier une performance sur scène pour la clôture du Mois Festif le jeudi 30 avril à lʼESI Saint Michel.

L’idée centrale de lʼatelier cʼest de faire du breaking une médiation psychocorporelle. À travers les codes du hip-hop comme le check en arrivant, le grand cercle du cypher, le compte collectif avant chaque prise, les jeunes ne font pas qu’apprendre des figures. Ils explorent leur corporalité, développent leur confiance mais aussi se rencontrent. Car le groupe est pluriel, ce sont des enfants qui ne se connaissent pas avec des trajectoires différentes et seulement quatre jours pour tisser quelque chose ensemble.

Au programme de la troupe, des objectifs qui dépassent largement la simple initiation à la danse :

  • offrir un espace dʼexpression libre
  • favoriser la rencontre et la confiance
  • développer la confiance en soi à travers le mouvement
  • travailler la relation au corps, aux émotions et à lʼespace
  • découvrir de nouveaux lieux culturels
  • explorer les questions dʼidentité à travers la culture hip-hop

Ces objectifs, l’équipe et les enfants les ont atteints. En trois jours, des corps encore séparés au premier jour se synchronisent, des rituels s’ancrent, des duos naissent et le cercle de la troupe devient peu à peu un espace de confiance, où chacun ose se lancer à son rythme.

« Il y a vraiment un crew qui est . En trois jours, ils ont intégré les rituels, ils jouent le jeu, ils nont pas peur de se lancer. » Hilana, psychomotricienne

 « Ça rassemble, ça absorbe, ça valorise et puis la choré elle portait vraiment le groupe. Au début ils avaient la flemme et à la fin tout le monde la faite. » Camille, psychomotricienne

La performance finale, pensée comme une mise en scène du groupe plutôt qu’une chorégraphie figée, mêlait une choré collective, des duos inventés par les jeunes eux-mêmes et un cypher en improvisation. Monter sur scène, c’est aussi apprendre à se produire devant un public, à communiquer par le corps, à partager quelque chose de construit ensemble. Le 30 avril à l’ESI Saint-Michel, chaque jeune a pu briller en groupe, en duo ou encore en solo face au cercle devant un public ébahi par la justesse de leurs pas.