Financé grâce aux dons de particuliers
Lancé en janvier 2026, le projet ACeSS propose chaque lundi des ateliers de promotion en santé destinés aux femmes hébergées au CHU Soleil. Cette initiative a vu le jour dans le cadre d’un appel à projet interne du Samusocial de Paris, financé par les dons de particuliers. Après des mois de mise en œuvre, les premiers résultats témoignent d’un impact réel sur les participantes.
Depuis le début de l’année, 11 ateliers ont été organisés au sein du centre, touchant 24 femmes. Un engagement remarquable, qui reflète l’adhésion des résidentes à cette démarche.
Les thématiques abordées sont volontairement larges pour répondre aux besoins pluriels des participantes : santé sexuelle et contraception, consentement, maladies chroniques (diabète, hypertension), expression des émotions et des besoins, ou encore relation avec les professionnels de santé. Des formats pédagogiques innovants ont été mobilisés : ciné-débats, atelier théâtre, médecine narrative, ou encore un quiz animé avec buzzers : le fameux Questions pour des championnes en pleine forme, qui a réuni 13 participantes fin mars.
Mallette contraceptive, vulve en silicone, jeu L’expression des besoins : ces outils, financés par les dons de particulier via l’appel à projet interne, ont permis d’aborder des sujets parfois délicats avec une approche concrète, bienveillante et dédramatisée. Les goûters diététiques adaptés aux pathologies des résidentes (diabète, hypertension) ont également été l’occasion d’explorer des alternatives alimentaires saines.
Au-delà des chiffres, ce sont les témoignages des participantes qui disent le mieux la portée du projet. Une participante exprime avec émotion ce que ces ateliers ont représenté pour elle : « J’étais ravie d’assister aux ateliers, j’y ai appris beaucoup de choses. Aussi c’est important de se sentir soutenue, je me suis dit : je ne suis pas seule. »
Une autre témoigne : « Quand je me retrouvais en face d’un médecin et que ça n’allait pas, j’étais renfermée, c’était difficile de m’exprimer, (…) maintenant je me sens plus à l’aise pour poser ses questions, demander pourquoi on le fait ».
Ces paroles illustrent ce que le projet cherche à construire : non seulement des connaissances en santé, mais une véritable capacité à se défendre, à s’exprimer et à agir pour soi.
Fort de ces premiers résultats, l’équipe espère pérenniser ces temps d’échange collectifs avec l’arrivée prochaine d’une nouvelle médiatrice en santé au sein du centre. En parallèle, une formation aux gestes de premiers secours est prévue pour la rentrée 2026, à destination de 20 femmes résidentes.
Le projet ACeSS confirme ainsi sa pertinence comme outil d’émancipation et d’inclusion en santé, au plus près des personnes les plus vulnérables.