Hebtiers – Être hébergé chez des tiers et recourir aux services d’aide

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2 Février 2026
Hebtiers – Être hébergé chez des tiers et recourir aux services d’aide

Le projet Hebtiers (Être hébergé.e chez des tiers et recourir aux services d’aide d’Île-de-France) décrit le recours à l’hébergement chez des tiers parmi les populations usagères de services d’aide franciliens, habituellement fréquentés par les personnes sans domicile.

Il s’agit à la fois de mesurer l’ampleur de ce recours au sein d’une population en situation de grande précarité et exposée au risque d’être sans abri, de décrire les trajectoires dans lesquelles il s’inscrit et de documenter les conditions de vie associées à cette forme d’hébergement. 

L’hébergement chez des tiers, situation d’hébergement située aux marges du logement ordinaire et pouvant constituer une forme intermédiaire, parfois invisible, du sans-domicilisme, recouvre des réalités diverses : de l’accueil temporaire chez des proches à des arrangements plus contraints, parfois avec des personnes hébergeuses inconnues. Ce phénomène échappe donc largement aux catégories statistiques classiques, ce qui le rend difficile à définir et mesurer. 

Ce projet mobilise des professionnels de l’Observatoire et du SIAO 75 (équipe projet), et un réseau partenarial (l’ensemble des SIAO d’Île-de-France, la ville de Paris, l’Apur, la Fap) ainsi que des enseignants chercheurs de l’Idup, et des statisticiens de l’Insee. Le projet bénéficie du soutien financier de la fondation hospitalière pour la Recherche sur la Précarité et l’Exclusion sociale et de la Fondation pour le Logement des Défavorisés. 

Le projet combine plusieurs volets d’enquête, dont le calendrier s’échelonne de début 2023 à fin 2025. 

Phase 1.

Une enquête flash réalisée en juin-juillet 2023 auprès de personnes usagères de 99 structures (Accueils de jour, distribution alimentaire, bains-douches, Chu, Halte de nuit, PMI, bibliothèques) et les huit services 115 de l’Île-de-France.

Pour plus d’informations 

Phase 2.

Une enquête approfondie (en cours de déploiement depuis septembre 2024) réalisée auprès d’usagers de 70 accueils de jour (tirés au hasard parmi 175 identifiés en Île-de-France).

Mentions légales à retrouver ici.

Ce rapport s’appuie sur les résultats de l’enquête approfondie, avec une approche au prisme du genre, des écarts marqués entre femmes et hommes tant dans les parcours que dans les conditions d’hébergement ayant été systématiquement observés.

Ainsi, le recours à l’hébergement chez des tiers concerne près de la moitié (49,5 %) des personnes usagères des accueils de jour franciliens et ayant été sans domicile au cours des 12 derniers mois, sans différence entre les femmes et les hommes. Ce mode d’hébergement regroupe une pluralité de situations et constitue rarement une situation exclusive ou isolée : l’expérience du sans-abrisme demeure majoritaire, avec parfois des passages, souvent brefs, par un hébergement institutionnel.

Les personnes présentent des indicateurs de santé particulièrement dégradés. Ces résultats s’inscrivent dans un contexte marqué par des parcours d’hébergement souvent morcelés, des conditions matérielles parfois précaires, une exposition aux violences et l’existence de contreparties explicites ou implicites, financières ou domestiques, dont certaines peuvent relever de situations de traite des êtres humains, notamment chez les femmes.

D’autres publications prochainement !