Et si nous arrêtions vraiment ? Jour 3 : Des parcours d’accompagnement fragilisés

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15 Octobre 2026

Dans le cadre de la mobilisation FAS-UNIOPSS pour l’action sociale et la lutte contre l’exclusion, la diffusion de chiffres d’activité par le SSP est remplacée cette semaine par une fiction en 5 épisodes, destinée à sensibiliser sur les enjeux du financement de l’hébergement et de la veille sociale. Ce que vous allez lire n’est pas réel, mais pourrait le devenir.

Jour 3 – Conséquences sur les parcours d’accompagnement

Suite à plusieurs années de baisses budgétaires drastiques dans le secteur de la solidarité, de plus en plus d’adultes, sans-domicile depuis l’enfance ou devenus sans domicile après être passés par l’aide sociale à l’enfance ou la prison, se sont ancrés dans l’errance et la marginalité. Méfiants parce que trop déçus par les institutions, ils préfèrent revendiquer la précarité. Ils cumulent difficultés sociales, problèmes de santé et troubles psychiques, et les quelques maraudes qui restent encore ne parviennent pas à leur faire accepter de l’aide.

Les femmes précaires, de plus en plus nombreuses, continuent de fuir les centres d’hébergement, synonymes à leurs yeux de violence, de contrainte et de spoliation. Habitées par les traumatismes qu’elles ont subis, elles se cachent, quitte à devenir victimes d’exploitations invisibles (réseaux de prostitution, traite humaine), ou au contraire se protègent par des comportements conçus pour être repoussants.

De plus en plus de familles se sont regroupées dans des bidonvilles en proche banlieue et dans les friches de Seine-Saint-Denis. Des campements se sont développés le long des voies ferrées en friche de la petite ceinture, tout le long du canal Saint Martin, du canal de l’Ourq et des quais de Seine, qui deviennent impraticables. L’absence d’eau courante, l’insalubrité et la promiscuité extrême déclenchent une nouvelle épidémie de tuberculose qui se répand très vite, et entraîne des mesures coûteuses et drastiques pour la maîtriser.