Et si nous arrêtions vraiment ? Jour 2 : L’hébergement d’urgence sous tension

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14 Octobre 2026

Dans le cadre de la mobilisation FAS-UNIOPSS pour l’action sociale et la lutte contre l’exclusion, la diffusion de chiffres d’activité par le SSP est remplacée cette semaine par une fiction en 5 épisodes, destinée à sensibiliser sur les enjeux du financement de l’hébergement et de la veille sociale. Ce que vous allez lire n’est pas réel, mais pourrait le devenir.

Jour 2 – Conséquences dans les structures d’hébergement et à l’hôtel

Du fait de la baisse des crédits, les personnes hébergées voient leurs conditions de vie se détériorer. Le droit à l’alimentation n’est plus garanti, dans aucune structure. On observe de plus en plus de personnes en sous-nutrition. Les enseignants déclarent qu’ils n’arrivent plus à donner cours dans certaines classes car les enfants ont faim.

Les fermetures d’hôtel créent de l’errance résidentielle. De plus en plus d’enfants sont déscolarisés. Près de 40% des enfants sans-domicile connaissent une ou plusieurs périodes sans scolarité.

Les travailleurs sociaux, débordés, ne peuvent que répondre aux urgences. Les personnes perdent leurs droits sociaux et administratifs faute d’avoir pu produire les bons documents, ou d’avoir pu prendre un rendez-vous à temps. Les familles ne sont plus accompagnées vers le logement.L’embolie s’accentue et les perspectives d’hébergement pour les personnes à la rue disparaissent progressivement. Les violences se multiplient, faute de pouvoir faire de la prévention.

Toutes les animations et événements culturels ont été arrêtés : le lien partenarial bâti depuis des années avec les centres sociaux, les associations de sports, de culture, de loisirs, de parentalité, avec les médiathèques, doit cesser faute de financement. Les personnes hébergées présentent des états de santé mentale très dégradés (60% d’entre elles présentent un état dépressif). Elles sont nombreuses à déclarer avoir perdu leur emploi, faute d’un accès aux droits effectif, du fait de l’errance ou de la dégradation de leur santé. 10% des établissements du parc d’hébergement sont en dépassement des capacités globales d’occupation fixées par les commissions de sécurité, faute de personnel et de places pour gérer ces suroccupations. On observe de plus en plus d’accidents domestiques et de départs de feu.

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Près de 40 % des enfants sans domicile connaissent une ou plusieurs périodes sans scolarité
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60 % des personnes hébergées présentent un état dépressif
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10 % des établissements d’hébergement dépassent leurs capacités d’occupation autorisées.