Maraudes
Chaque nuit, 6 à 8 équipes mobiles vont à la rencontre des personnes sans abri, dont 12% en moyenne sont des femmes, grâce aux financements publics et à la générosité de nos donateurs.
Accueil et hébergement
Chaque soir, plus de 300 femmes sont hĂ©bergĂ©es dans nos Ă©tablissements. Les centres Babinski et Championnet offrent un dispositif qui permet d’hĂ©berger les femmes seules pour Ă©viter les problèmes de mixitĂ©. De plus, la Maire de Paris a ouvert une Halte Femmes au sein de l’HĂ´tel de Ville, et en a confiĂ© la gestion au Samusocial de Paris. Ce lieu offre un accueil de jour, un hĂ©bergement collectif pour 39 femmes et un accompagnement social. Après deux ans d’exercice, il avait dĂ©jĂ accueilli 434 femmes le jour et 689 femmes la nuit. 69% des sorties ont eu lieu vers un dispositif pĂ©renne en 2020. «Dans tous nos centres, nous dĂ©veloppons un accompagnement pluridisciplinaire pour faire face aux problĂ©matiques que les femmes rencontrent. Nous leur proposons un accompagnement social et travaillons avec un rĂ©seau de partenaires spĂ©cialisĂ©s sur de nombreuses thĂ©matiques.» — Marie Lazzaroni, Samusocial de Paris.
Hygiène et soins
Pour de nombreuses femmes sans abri, maintenir son corps propre rĂ©pond Ă un dĂ©sir de normalitĂ© leur permettant de garder une estime d’elle-mĂŞme. Rester propre c’est aussi pour certaines une façon de masquer ses difficultĂ©s, de ne pas ĂŞtre identifiĂ©e comme une personne Ă la rue, et donc vulnĂ©rable. «Certaines femmes font de nombreux aller-retour entre les centres d’hĂ©bergement et la rue. Lorsqu’on les voit rĂ©apparaĂ®tre dans les structures, souvent, la première chose qu’elles demandent est de prendre une douche, alors qu’elles n’ont aucune autre demande. La douche reprĂ©sente un temps particulier, une sorte de sas.» — Margaux, infirmière.
Grâce aux dons de particuliers et Ă la contribution de mĂ©cènes sensibles Ă la cause des femmes sans domicile, l’Oasis, un lieu d’hygiène et de soins, a Ă©tĂ© créé en mars 2019 au sein des bains-douches de la rue de Charenton mis Ă disposition par la Ville de Paris, dans le 12earrondissement. Son but : proposer un lieu oĂą l’intimitĂ© soit prĂ©servĂ©e, la parole libĂ©rĂ©e, et oĂą l’accès Ă des consultations infirmières et gynĂ©cologiques est rendu possible. En deux ans et demi d’ouverture, l’Oasis comptabilise plus de 3000 douches prises, 1750 kits d’hygiène distribuĂ©s et plus de 5000 collations prises. Fort de son succès, ce dispositif devait se dĂ©placer dans un endroit plus adaptĂ© au projet social. Il vient d’ouvrir ses portes aux femmes sans abri, fin janvier 2024. DĂ©jĂ plus de 40 femmes par semaine le frĂ©quentent depuis son ouverture, retrouvant petit Ă petit leurs repères. DĂ©diĂ© au repos et Ă la crĂ©ation de lien, l’Oasis porte bien son nom : tout y est calme et apaisant.
Santé
Des ateliers de prévention et de sensibilisation sur la santé sexuelle et reproductive sont organisés dans nos structures avec nos partenaires AIDES, Gynécologues Sans Frontières et une sage-femme de la PMI de l’Hôtel-Dieu. Pour lutter contre la précarité menstruelle, nous avons noué depuis fin 2018 un partenariat avec Règles élémentaires, qui a permis de récolter plus de 60000 protections périodiques distribuées dans nos structures et par nos équipes de maraude. Outre leur état de santé physique, c’est aussi la santé mentale des femmes qui est prise en compte avec l’intervention de psychologues et d’infirmières dans les centres. L’association TRACES, propose des séances avec un.e psychologue au Centre d’Hébergement d’Urgence pour Migrants d’Ivry-sur-Seine. Des ateliers de revalorisation d’estime de soi sont également assurés dans certaines de nos structures par l’association Joséphine ou grâce à la Fondation L’Oréal.