Deux mots imbriqués différents mais si importants : prioritairement un métier, un vecteur de cohésion. Le travail social c’est une discipline où l’on se doit d’être et d’agir en fonction de valeurs sociales (l’empathie, l’intégrité, le respect) et humaines (l’écoute, la considération, l’action juste). Le travail social c’est accompagner des personnes fragilisées par un parcours de vie difficile, une situation sociale qui s’est détériorée, une dynamique familiale complexe, une vulnérabilité liée à la santé.
Souvent aussi, nous accompagnons des hommes, des femmes, des enfants qui ont vécu un exil, s’en suit souvent un parcours migratoire traumatique, une traversée imposée dans de nombreux pays puis un jour, une arrivée sur le territoire français…
Au tout départ, il y’a une première rencontre entre deux personnes étrangères puis les rencontres deviennent relations. De ce lien naît obligatoirement un engagement réciproque, quel qu’il soit.
Nous devons alors, nous travailleurs sociaux de l’ombre, combiner avec certaines exigences de travail parfois contradictoires aux idéaux sociaux auxquels nous croyons pour remplir notre fonction.
Le travail social c’est avant tout faire avec :
Nous évoluons donc ensemble, à leurs côtés ; nous voyons des situations évoluer, des personnes se stabiliser, s’insérer vers l’emploi, vers le logement, vers l’apaisement….
Nous travailleurs sociaux et acteurs de terrain avons le merveilleux métier de marcher pas après pas avec toutes ces personnes riches de leurs expériences et de leurs combats, de leurs savoirs, de leurs diversités culturelles, de leurs histoires. Nous essayons d’avancer au plus près des envies qu’ils ont pour leurs vies.
Nous ouvrons des droits, nous menons des batailles quotidiennes aussi, mais nous pouvons tous conter / compter tous autant qu’on est ces magnifiques rencontres…