Rencontre avec l’équipe engagement du Samusocial de Paris

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10 Juin 2025
équipe engagement

  • Pouvez-vous présenter le pôle et vos missions ?

 

Philippine : Je suis responsable du mécénat, du fundraising et du bénévolat. Je supervise la recherche de tous les fonds privés, auprès d’entreprises, de fondations d’entreprises et du grand public. Le pôle Engagement, c’est aussi le développement du bénévolat et de la politique culturelle, avec toutes les activités socioculturelles, sportives ou de vacances. Tout ce qui a un lien avec l’amélioration du quotidien des personnes accompagnées.

 

Madeleine : Je suis chargée de mécénat. Je cherche des fonds auprès d’entreprises. Il y a une partie prospection, une autre gestion des conventions ou encore fidélisation.

 

Léa : Je m’occupe du fundraising, c’est à dire de la collecte de dons. Ils sont de différentes natures : dons ponctuels en ligne, donc réguliers mensuels, arrondis solidaires en caisse de magasins partenaires, etc.

 

Quentin : Je développe la mission culturelle du Samusocial de Paris : tout ce qui touche à la culture, au sport, aux loisirs et aux vacances. C’est un travail transversal avec tous les pôles – hébergement, accompagnement, hôtels sociaux – pour créer des projets adaptés à chaque public.

 

  • Qu’est-ce qui vous anime dans vos missions ?

 

Madeleine : C’est une reconversion pour moi. Avant, je travaillais dans le privé, dans la vente de logiciels. Je mettais beaucoup d’énergie pour quelque chose qui n’avait pas vraiment de sens. Ici, je vois concrètement l’impact.

 

Quentin : Ça a été une révélation dans mon parcours professionnel. Je voulais travailler dans le secteur humanitaire, là c’est le secteur social, mais il y a aussi une vocation humanitaire dans le Samusocial de Paris. Notamment dans la mission culture, loisirs, héritage, pour apporter une aide et une réponse à l’urgence sociale par l’action culturelle.

 

Léa : Je voulais donner un impact concret à mon travail. En fundraising, chaque don contribue directement à des projets qui aident les publics vulnérables : cela peut passer par l’achat de matériel pour les équipes sur le terrain ou par le financement de séjours de rupture pour les personnes accompagnées. Ces actions rendent mon rôle directement utile.

 

Philippine : Travailler au plus près des personnes que nous accompagnons sur notre territoire est extrêmement gratifiant. Pouvoir constater l’impact concret de nos actions, intervenir sur le terrain lorsque c’est nécessaire et répondre directement aux besoins des bénéficiaires donne un vrai sens à notre travail. Au Samusocial de Paris, ce sens est encore plus fort, et c’est ce qui nous motive à nous lever chaque matin pour aller travailler.

 

  • Comment entretenez vous le lien avec les donateurs, les mécènes, les partenaires ?

 

Léa : Avec les donatrices et les donateurs on utilise différents moyens de communication : on va par exemple envoyer des newsletters mensuelles ainsi qu’un magazine annuel. On communique également régulièrement sur nos réseaux sociaux pour valoriser les actions et projets du Samusocial de Paris.

Ce sont différents moyens qui nous permettent de montrer comment sont utilisés les dons. Plus opérationnellement, il existe une boîte mail donateurs@samusocial-75.fr à laquelle ils et elles peuvent s’adresser pour toute question ou demande.

 

Madeleine : Avec les entreprises, c’est une relation sur le long terme. On organise des visites de terrain, des bilans de projets, et certaines participent à des journées solidaires. D’autres font des dons en nature. Ce sont des engagements concrets.

 

Quentin : C’est surtout du relationnel. C’est toujours alimenter la relation entre partenaires, personnes accompagnées, responsables des structures. C’est une bulle qu’il faut toujours alimenter dans laquelle il faut innover, c’est important.

 

  • Quels sont vos défis pour les années à venir ?

 

Philippine : Un des défis sera de développer les dons réguliers, qui sont essentiels. Un don ponctuel, c’est bien, mais un don mensuel nous permet d’être plus prévoyants et de mieux planifier nos actions. Et continuer à élargir notre portefeuille de mécènes.

 

Léa : On veut mieux connaître nos donatrices et donateurs, personnaliser toujours plus nos messages et montrer encore plus précisément l’impact des dons !

 

Quentin : C’est bien sûr de pérenniser la mission et de continuer à la développer. J’aimerais également encore plus développer le côté sportif, et créer un réel programme voir une réelle politique sportive au sein du Samusocial de Paris, pour tous les publics.

 

  • Pourquoi donner au Samusocial de Paris ?

 

Madeleine : Certains centres, comme l’Oasis, sont financés uniquement par du privé. Si on n’arrive pas à trouver de mécènes, ces structures peuvent fermer. Donc les dons ont un impact direct.

 

Philippine : Le Samusocial de Paris existe depuis plus de 30 ans et a développé une approche reprise dans d’autres villes, régions et même pays. Cette longue expérience nous confère une expertise unique. Notre équipe est composée de professionnel·les possédant des compétences variées : travail social, médical, juridique, accompagnement et insertion professionnelle, ce qui nous permet de répondre efficacement aux besoins des personnes que nous accompagnons.

 

 

  • Si vous deviez décrire votre équipe en un mot ?

 

Quentin : Transversalité.

 

Madeleine : Complémentarité.

 

Philippine : Engagement.

 

Léa : Optimisme.

 

  • Quel message aimeriezvous adresser aux donateurs et aux mécènes ?

 

Philippine : Ce qu’on veut leur dire, c’est qu’ils ne sont pas un donateur parmi des milliers. On voit leurs noms passer, on lit leurs messages, leurs cartes, leurs petits mots. On garde tout. Chaque don compte. Chaque mot compte. Chaque « bon courage » compte. On est une petite équipe, pas une usine à gaz. Et sans eux, on ne pourrait pas faire ce qu’on fait et bien sûr « merci ! »