Nos enquêtes

PROFIL SOCIO-SANITAIRE ET BESOINS DE SUIVI SANITAIRE DES PERSONNES ACCUEILLIES DANS LES STRUCTURES D'ÎLE-DE-FRANCE HEBERGEANT DES MIGRANTS EVACUES DE CAMPEMENTS DE FORTUNE PARISIENS

Bilan infirmiers d'orientation réalisés entre avril et décembre 2016

Ce rapport est issu de l’analyse des données recueillies entre avril et décembre 2016 lors des bilans infirmiers d’orientation réalisés dans des structures franciliennes hébergeant des personnes migrantes évacuées de campements de fortune parisiens. Il vient compléter la première analyse, publiée sur ce même site au mois d’août 2016, qui portait sur les bilans réalisés entre octobre 2015 et mars 2016.

Pendant cette deuxième période des bilans infirmiers ont été réalisés auprès de plus de 3000 personnes. Seules les 2580 personnes arrivées en France après le 1er mai 2015 (soit un mois avant la première des 30 évacuations de campement menées par la Préfecture de région jusqu’en décembre 2016), ont été retenues dans l’analyse.

Ces bilans infirmiers avaient pour objectif de détecter les besoins de santé les plus urgents pour pouvoir orienter les personnes vers des structures de soins adaptées. Ils comportaient un recueil de données standardisées et des mesures biométriques.

Les profils sociodémographiques, les parcours migratoires, l'accès aux soins, les problèmes de santé (somatiques et psychiques) et les besoins d’orientation sanitaire de la population sont décrits, puis comparés selon le sexe, le pays d’origine et la période de réalisation du bilan. Les variations observées entre ces résultats et ceux du premier rapport sont également discutées.

Les données issues de ces bilans constituent une des rares sources de connaissance sur cette population en France.

 

EXPULSIONS LOCATIVES ET SANS-ABRISME

Un éclairage à partir des données du 115

Résumé du rapport Onpes Expulsions locatives - 27/10/2017

L’engagement d’un « processus » d’expulsion locative – du jugement portant officiellement demande d’expulsion à l’expulsion physique du logement – conduit une partie des personnes concernées à recourir aux services d’urgence sociale. Ce rapport cherche à caractériser ces personnes parmi celles ayant recours au « 115 de Paris », plateforme d’hébergement d’urgence conçue pour l’orientation et l’hébergement des sans-abri, à partir des données recueillies par les écoutants de cette plateforme.

Les personnes ayant bénéficié d’un « Droit de Priorité Préfectoral » (qui permet aux personnes expulsées de leur logement par les forces de l’ordre d’accéder directement à l’hébergement d’urgence) sont facilement repérables dans la base de données, mais très peu caractérisées du fait de l’automaticité de l’attribution d’un hébergement. Outre ces personnes, il a fallu aussi identifier, en consultant les notes textuelles renseignées lors de chaque appel, les personnes ayant quitté leur logement avant cette ultime étape. Les informations recueillies étant souvent imprécises, ces personnes ont été classées en deux autres groupes, selon que l’expulsion était jugée, à l’examen des notes, « avérée », ou seulement « possible ».

La nature même de la base du 115 limite les connaissances qui peuvent en être tirées (chiffrage imprécis, données manquantes, ne permettant pas de pousser très loin la spécification des profils des personnes), et le prisme du 115 ne permet pas, par construction, de savoir ce que sont devenues celles des personnes expulsées qui n’ont pas été en contact avec le dispositif d’urgence sociale, ni d’identifier et de quantifier tous les types de trajectoires entre l’expulsion et le premier contact. L’exploitation des données du 115 a toutefois permis de mettre la lumière sur les modes d’entrée et les trajectoires, dans l’hébergement d’urgence, des personnes ayant subi une expulsion.

Les personnes hébergées via le dispositif préfectoral bénéficient d’une prise en charge prioritaire pour 14 nuitées. Elles font un usage circonstancié du dispositif, et pour elles le 115 fonctionne comme un filet de sécurité temporaire, à partir duquel elles rebondissent relativement rapidement, comme l’atteste leur durée d’hébergement, bien plus courte que celle des autres usagers. Leur installation durable dans le dispositif semble relativement marginale. Les données parcellaires de la base ne nous permettent pas de savoir comment et où elles ont été relogées.

La situation des « expulsés avérés » par le 115 est plus contrastée. Ils ne bénéficient d’aucun avantage relatif par rapport aux autres usagers du dispositif d’urgence, une fois considérés leur statut matrimonial et leurs ressources. Dans leur grande majorité, ces personnes apparaissent moins fragiles que les autres appelants : elles ont plus souvent des revenus, notamment tirés du travail, sont moins souvent nées à l’étranger et, lorsqu’elles le sont, ont des situations administratives moins précaires. Leur durée moyenne (et médiane) d’hébergement est plus courte que celle des non expulsés. Certains (essentiellement des personnes isolées) s’inscrivent toutefois durablement dans le dispositif d’urgence. Les « expulsés possibles » ont une durée d’hébergement plus longue que les précédents.

L’ouverture des fiches a permis d’illustrer des parcours parfois complexes : certains alternent prise en charge par le 115, hébergement chez un tiers, voire passage par des squat ou autres solutions temporaires.

Une évaluation plus précise de la situation des personnes expulsées et de leurs parcours avant, pendant et après l’hébergement d’urgence, ou n’ayant pas recours à ce dernier, nécessiterait un suivi systématique d’un échantillon de ménages expulsés de leur logement et ayant bénéficié d’un droit de priorité, ou ayant quitté leur logement en cours de procédure.

BESOIN D'AVIS OU DE SUIVI SPECIALISE EN SANTE MENTALE DANS LES LHSS DU SAMUSOCIAL DE PARIS

Enquête exploratoire un jour donné

Dans le contexte de restructuration du Réseau Psychiatrie et Précarité, l'objectif de cette enquête est d'estimer la fréquence des troubles psychiques dans les Lits Halte Soins Santé du Samusocial de Paris, de mieux connaître leur nature, leur mode de prise en charge, et les éventuels besoins en matière de suivi spécialisé.

PROFIL SOCIO-SANITAIRE ET BESOINS DE SUIVI SANITAIRE DES PERSONNES MIGRANTES ET REFUGIEES ACCUEILLIES DANS LES CENTRES D'HEBERGEMENT EN ÎLE-DE-FRANCE

Soutien : ARS Ile-de-France

On estime que 15% des personnes évacuées des campements en Ile-de-France ont pu bénéficier du bilan d’orientation infirmier. Dans les centres visités, environ la moitié des personnes visées n’a pas souhaité rencontrer les infirmier.e.s ou n’étaient pas présentes lors de leurs visites. Les limites budgétaires n’ont pas non plus permis d’élargir le dispositif pour qu’il soit opérant dans chaque centre et qu'il puisse toucher également une population qui jusqu’à maintenant n’a pas été couverte, celle des centres ou hôtels accueillant des femmes et des enfants.

Nous nous sommes intéressées plus particulièrement à la population arrivée en France depuis moins de 18 mois, c'est-à-dire issue de la récente vague migratoire. Ces personnes constituaient la cible initiale du dispositif, lié aux évacuations des campement parisiens. Les parcours des personnes ayant effectivement participé aux bilans sont plus hétérogènes (plus de 20% des bilans réalisés ont été faits pour des personnes n’étant pas passées par un campement, et 10% pour des personnes arrivées en France depuis plus de 18 mois, qu’elles soient ou non passées par un campement).

 

LA GROSSESSE ET SES MALENTENDUS

Rapport du volet anthropologique du projet RéMI (Réduction de la mortalité infantile, périnatale et néonatale en Seine-Saint-Denis)

Quels problèmes rencontre-t-on au cours de sa grossesse ? Qu'en fait-on ? Que nous font-ils ? Ces questions simples ont guidé une enquête ethnographique auprès de femmes enceintes, résidant en Seine-Saint-Denis et reflétant différents aspects de la précarité (sociale).

Plus précisément, elles nous ont conduit à suivre pas à pas un nombre limité de femmes au cours de leur grossesse, dans l'ensemble de leurs rendez-vous et consultations, avec des soignants, des intervenants sociaux, et d'autres interlocuteurs, qui jouent un rôle direct ou influencent indirectement le déroulement et l'expérience de la grossesse.

Ces interrogations nous ont également amenés à prendre en compte le point de vue des professionnels de santé, sur les principaux problèmes vécus par les femmes. Au fur et à mesure des suivis ethnographiques et des entretiens avec les soignants, nous avons documenté et examiné ce que l'on pourrait appeler une logiqie de malentendus réciproques. 

Date de publication du rapport : novembre 2015

ENFANTS ET FAMILLES SANS LOGEMENT PERSONNEL EN ÎLE-DE-FRANCE

Soutien : Le projet ENFAMS existe grâce au soutien financier de différents partenaires : l’Agence régionale de santé d’Ile-de-France (ARS), le Cancéropôle Ile-de-France, la Caisse nationale des allocations familiales (CNAF), la Fondation de France, la Fondation Macif, la Fondation Sanofi Espoir, la Fondation State Street, l’Institut national de prévention et d’éducation pour la santé (INPES), l’Institut de recherche en santé publique (IReSP), l’Institut de veille sanitaire (InVS), le Ministère de l’Intérieur, l’Observatoire national de l’enfance en danger (ONED) et l’entreprise Procter et Gamble.  

Les familles – des ménages composés d’enfants avec leur(s) parent(s) – constituent une part croissante de la population sans domicile. L’enquête ENFAMS (Enfants et familles sans logement) est la première, en France, à porter spécifiquement sur cette population.

Dans une perspective de sciences sociales et d’épidémiologie, elle vise à décrire les trajectoires, les conditions de vie et l’état de santé des familles, ainsi qu’à estimer la taille de la population à un moment donné.
Au premier semestre 2013, 801 familles ont ainsi été interrogées, en Ile-de-France. Elles étaient alors hébergées en centre d’hébergement d’urgence, en centre d’hébergement et de réinsertion sociale, en hôtel social, ou en centre d’accueil pour demandeurs d’asile. Pour participer à l’enquête elles devaient comprendre au moins un enfant de moins de treize ans, et parler une des 17 langues de l’étude.

Chaque famille éligible, consentant à participer à l’étude, a été rencontrée à deux reprises, au sein de sa structure d’hébergement. Dans un premier temps, un binôme d’enquêteurs (dont un psychologue) a interrogé un des parents et, le cas échéant, un enfant, et réalisé un test psychométrique. Dans un second temps, des mesures anthropométriques et des prélèvements ont été faits par une infirmière. Ce rapport présente les premières analyses issues de ces données.

Il apparaît d’abord que les familles entrent dans le système d’hébergement après un parcours personnel et résidentiel heurté, à l’issue duquel elles paraissent avoir épuisé différentes formes d’accueil – limitées notamment par une grande précarité administrative. Elles se retrouvent alors vulnérables à différents titres. Entre autres indicateurs, une pauvreté et une insécurité alimentaire généralisées traduisent le fort dénuement matériel dans lequel sont plongés ces ménages. Les familles sont en outre exposées à une forte mobilité résidentielle, souvent imposée et non préparée, qui complique considérablement leur accès aux institutions, aux services sociaux, à l’école, ou encore à la santé. Les indicateurs de santé retenus sont d’ailleurs alarmants, que l’on s’intéresse à la santé physique, à la santé mentale ou encore au recours aux soins. La situation des enfants, notamment, est particulièrement préoccupante.

Ces premières analyses dressent donc un tableau assez sombre, qui appelle des réformes claires du système d’hébergement, au premier rang desquelles figure la limitation de l’instabilité résidentielle.   

Les questionnaires :

- Au parent
- Au parent sur l'enfant de 0-5 ans
- Au parent sur l'enfant de 6-12 ans
- A l'enfant de 6-12 ans
- Questionnaire infirmière
          
Contacts : Guyavarch E (e.guyavarch@samusocial-75.fr)

                  Le Méner E (e.lemener@samusocial-75.fr)

Les articles 

Arnaud A, Lioret S, Vandentorren S, Le Strat Y. Anaemia in homeless children in the Paris region: the ENFAMS survey. Eur J Public Health. 2017 Nov 17. doi: 10.1093/eurpub/ckx192. [Epub ahead of print]

Vandentorren S, Le Méner E, Oppenchaim N, Arnaud A, Jangal C, Caum C, Vuillermoz C, Martin-Fernandez J, Lioret S, Roze M, Le Strat Y, Guyavarch E. Characteristics and health of homeless families: the ENFAMS survey in the Paris region, France 2013. Eur J Public Health. 2016 Feb;26(1):71-6. doi: http://dx.doi.org/10.1093/eurpub/ckv187. Epub 2015 Oct 28.

Guthmann JP, Mansor-Lefebvre S, Lévy-Bruhl D, Caum C, Arnaud A, Jangal C, et al. Couvertures vaccinales chez les enfants sans logement d’Île-de-France : résultats de l’enquête Enfams, 2013. Bull Epidémiol Hebd. 2015;(36-37):686-92. http://www.invs.sante.fr/beh/2015/36-37/2015_36-37_5.html

Vandentorren S, Le Méner E, Oppenchaim N, Arnaud A, Jangal C, Caum C, et al. Caractéristiques sociodémographiques et santé des familles sans logement en Île-de-France : premiers résultats de l’étude Enfams, 2013. Bull Epidémiol Hebd. 2015;(36-37):679-85. http://www.invs.sante.fr/beh/2015/36-37/2015_36-37_4.html

Lefeuvre D, Delmas MC, Marguet C, Chauvin P, Vandentorren S. Asthma-Like Symptoms in Homeless Children in the Greater Paris Area in 2013: Prevalence, Associated Factors and Utilization of Healthcare Services in the ENFAMS Survey. PLoS One. 2016 Apr 15;11(4):e0153872. doi: 10.1371/journal.pone.0153872. eCollection 2016.

Emmanuelle Guyavarch, Erwan Le Méner, Stéphanie Vandentorren “Enfance sans logement, enfance en danger ?” Réalités familiales 2014, pp.52-54.
 
Emmanuelle Guyavarch, Elsa Garcin, “ Publics hébergés par le 115 de Paris : une forte progression des familles”, Informations sociales, 2014/2 n° 182, pp. 142-149.
  
Guyavarch, E., Le Méner, E. & Oppenchaim, N. 2014 (en cours d'évaluation). La difficile articulation entre les espaces du quotidien chez les enfants sans-logement. Les annales de la recherche urbaine.
  
Le Méner, E. & Oppenchaim, N., 2014 (à par.). Les contreparties de l’attachement à l’école
des familles sans-logement. Métropolitiques.org.
  
Le Méner E., Diallo A., Guyavarch E., Mozziconacci A., Oppenchaim N., Vandentorren S., Rapport pour l’ONED, à par., avril 2013. "Enfances à l’hôtel. Une enquête exploratoire sur la vie quotidienne des familles à l’hôtel".
 
Le Méner, E. & Oppenchaim, N., 2013. L’intérêt scientifique d’une démarche participative :le cas d’une enquête par questionnaire avec des personnes anciennement sans logement. Nouvelles pratiques sociales, 25(2), p.89.
 
Le Méner, E., 2013a. Quel toit pour les familles à la rue ? L’hébergement d’urgence en hôtel social. Métropolitiques.org.
 
Le Méner, E., 2013b. L’hôtellerie sociale : un nouveau marché de la misère ? Le cas de l’Îlede-France. Politiques sociales et familiales, 114(1), p.718.
 
Le Méner, E. et al., 2013. Enfances à l’hôtel. Une enquête exploratoire sur la vie quotidienne des enfants sans-logement, Paris: ONED / Observatoire du Samusocial de Paris.
  
Le Méner, E. & Oppenchaim, N., 2012. The Temporary Accomodation of Homeless Families in Ile-de-France : Between Social Emergency and Immigration Management.
European Journal of Homelessness, 6(1), p.83103.
  
Emmanuelle Guyavarch, Erwan Le Méner, “ Les familles sans domicile à Paris et en Ile-de-France : une population à découvrir” Politiques Sociales et familiales n°115, pp.80-86, 2012.
  
Emmanuelle Guyavarch, “ La prise en charge par le 115 de Paris : de l’homme seul à la famille avec enfants ” Soin à domicile n°22, septembre-octobre 2011, pp.24-26. 
  
Guyavarch, E. & Le Méner, E., 2010. A Paris, de plus en plus de familles sans domicile. Le magazine de la Feantsa, (Automne), p.19-21.

Les communications

"Homeless-ness is associated with psycho-pathologies" Vandentorren S, Le Méner, E, Oppenchaim N, Arnaud A, Jangal C, Caum C, Vuillermoz C, Martin-Fernandez J, Lioret S, Roze M, Le Strat Y, Guyavarch E.  Eur J Public Health. 2015 Oct ;25(S3). https://doi.org/10.1093/eurpub/ckv174.003

"Food insecurity among homeless families in Paris region in 2013: the French ENFAMS study." Martin-Fernandez J, Lioret S, Arnaud A, Roze M, Caum C, Chauvin P, Vandentorren S.  ISBNPA, 3-6 June 2015, Edinburgh.

"Overweight in homeless children and associated sociodemographic and socioeconomic covariates: the French ENFAMS study" Lioret S, Martin J, Arnaud A, Roze M, Caum C, Vandentorren C.  ISBNPA, 3-6 June 2015, Edinburgh.

"L’état de santé préoccupant des familles sans logement en Île-de-France : premiers résultats de l’étude Enfams." Vandentorren S, Arnaud A, Caum C, Guyavarch E, Jangal C, Le Mener E,  Colloque « Santé et Société » organisé par l'Institut fédératif d'études et de recherches interdisciplinaires santé société (IFERISS). Resp, 2013 Oct, 4121(1004):S203-S344, ISSN 0398-7620, http://dx.doi.org/10.1016/j.respe.2013.07.160

« Séminaire recherche : le mal-logement », CNAF, 10 septembre 2014. « Loger les familles en hôtel social, l’enquête ENFAMS », Emmanuelle Guyavarch et Erwan Le Méner.
 
« Dynamiques locales, vulnérabilités sociales et santé : accessibilité aux soins des familles en situation de mal logement en Ile-de-France », Jangal C., « Espaces précaires, ségrégations et développement des territoires», Séminaire transversal du Master Géographie et Aménagement Université Nanterre Paris OPuest la Défense, 10 Janvier 2013.


« Inégalités territoriales de santé en Ile-de-France : accès, accessibilité et maintien du recours aux soins des enfants et des familles sans logement en Ile-de- France (Etude Enfams) », Jangal C., Colloque International « Futurs Urbains »Université Paris Est, 16-18 Janvier 2013.
 
« Dynamiques locales, vulnérabilités sociales et santé : accessibilité aux soins des familles en situation de mal logement en Ile-de-France », Jangal C., Troisième journée des doctorants du LAVUE, Université Paris Val de Seine, 5-6 Février 2013.
 
« Dynamiques locales, vulnérabilités sociales et santé : Accessibilité aux soins, santé périnatale et infantile des familles en situation de mal logement en Ile-de-France. », Jangal C., Journée d’étude du REHAL Quoi de neuf chercheurs, Paris, 18 juin 2013.
 
« Inégalités territoriales d’accès aux soins en santé périnatale et infantile: Exemple des familles sans logement en Ile-de-France (Etude Enfams) » Jangal C., Colloque international dynamiques urbaines et enjuex sanitaires, Université Nanterre Paris Ouest La Défense, 11-13 septembre 2013.
 
« Méthodologie d’enquête auprès des personnes sans domicile. L’enquête ENFAMS », Caum C., Journée scientifique Epiter au Val de Grâce le 27 septembre 2013.
 
« Enfants et familles sans logement: la situation française », Lapachi G., Caum C., Le Méner E., Congrès 2013 de la FEANTSA: « Investir dans les jeunes pour éviter une génération perdue », 7-8 novembre 2013, Prague.
 
« La traduction en train de se faire : entre bricolage savant et intelligence profane. Le cas d’une enquête par questionnaire sur des familles sans-logement», Hainagiu M., Le Méner E., Colloque international « Traduction et innovation », Université Paris Diderot / UIUC, Paris, décembre 2012
 
« La vie quotidienne d’enfants en hôtel : un compte-rendu ethnographique », Séminaire de sociologie urbaine de M. Berger, Université Catholique de Louvain, Le Méner E., décembre 2012.
 
« Présentation et premiers résultats de la recherche-action sur les enfants et les familles sans logement (ENFAMS)». Vandentorren S., Le Méner E., Séminaire « Situations de grande précarité chez les femmes et les enfants en Ile-de-France : approches pluridisciplinaires », Agence Régionale de Santé d’Ile-de-France, novembre 2012.
 
« Sociologie des sans-domicile et sociologie des migrations : une ignorance mutuelle? Quelques interrogations issues d’une enquête sur les familles « sans logement », Le Méner E., Atelier migrations, EHESS, Paris, novembre 2012.
 
« L’observation : savoir profane ou expertise sociologique ? Comment observer l’alimentation d’enfants vivant en hôtel », Le Méner E., Séminaire « Santé et santé publique:apport des méthodologies en sciences humaines et sociales », Agence Régionale de Santé d’Ile-de-France, octobre 2012. 
 
« La traduction en train de se faire : entre bricolage savant et intelligence profane. Le cas d’une enquête par questionnaire sur des familles sans-logement». Hainagiu M., Le Méner E., Colloque universitaire «  La traduction spécialisée : aspects pragmatiques et interculturels », Université de Gala?i, Roumanie, juin 2012.
 
« Entrer sur le terrain. L’exemple d’une observation participante dans un hôtel social francilien», Séminaire de sociologie urbaine de M. Berger, Université Catholique de Louvain Le Méner E., novembre 2011.
 
« Le projet ENFAMS", Rencontres Solipam  2011 Le Méner E., Paris, novembre 2011 - Lien : http://www.solipam.fr/Rencontres-SOLIPAM-2011,154
 
Intervention à la première table ronde du colloque « Vivre la pauvreté quand on est un enfant », MIPES/DROS/DRIE/CNLE/ONPES Le Méner E., Paris, novembre 2011
 
« Who are the French Homeless Families ? », European Research Conference “Homelessness, Migration and Demographic Change in Europe”, FEANTSA / ENHR / Union Européenne Le Méner E. et Guyavarch E., Pise, septembre 2011

HYGIENE DE LA TETE AUX PIEDS : ECTOPARASITOSES ET AFFECTIONS CUTANEES (HYTPEAC)

Soutien : la Fondation l'Oréal, l'Agence Régionale de Santé, l'Institut de Veille Sanitaire, l'Institut Nationale de Prévention et d'Education pour la Santé, la Compagnie Parisienne de Chauffage Urbain, Peugeot, State Street, Cooper, Sanofi, GDF Suez, BIC, Blue Link, le Rotary Club et Tisseco Solidaire. 

 

Bien que de nombreuses mesures aient été mises en place pour prendre en charge et limiter la transmission des ectoparasitoses dans les centres d’hébergement, ces dernières restent un problème prégnant pour les personnes fréquentant les différents accueils de jour ou vues par les maraudes de nuit à Paris. Les objectifs de l'enquête HYTPEAC étaient de décrire le profil et le mode de vie des personnes sans domicile et les difficultés qu’elles rencontrent pour prendre soin de leur hygiène, d’estimer la prévalence de la gale et des poux de corps ainsi que des affections dermatologiques au niveau des pieds, et d’identifier les facteurs de risque associés à ces prévalences. L’hypothèse sous jacente était que les prévalences des ectoparasitoses pouvaient être influencées par le type (ou l’absence) d’hébergement.

Ainsi deux enquêtes populationnelles transversales ont été menées auprès des personnes francophones ayant dormi la veille de l’enquête dans l’espace public parisien (dont les Bois de Vincennes et Boulogne) ou dans un centre d’hébergement francilien (centre d’hébergement d’urgence,  de stabilisation,  ou de réinsertion sociale) d’octobre à décembre 2011. Un tirage au sort des lieux d’enquête puis des personnes a été effectué. Des infirmières, formées à la passation d’entretien et à la recherche des signes cliniques d’ectoparasitoses, ont recueilli des données sur les caractéristiques sociodémographiques et sur les conditions de vie et d’hygiène, puis ont réalisé un examen dermatologique, ainsi que des écouvillonnages interdigitaux et des prélèvements cutanés en cas de suspicion de gale.

341 personnes rencontrées dans l'espace public et 667 usagers de centres d’hébergement ont participé à l’enquête. Dans l’espace public, la population présentait des caractéristiques bien distinctes de celle rencontrée dans les centres mais également distinctes de celles décrites dans les autres études françaises auprès des personnes sans-domicile (SAMENTA, SD2001). Malgré une sélection due aux critères d’inclusion (pas de personnes en famille), elle semblait plus âgée, encore plus fortement masculine, et comprenait des personnes sans domicile depuis de nombreuses années.

La prévalence de la gale a été estimée à 6,4 % dans l’espace public et à 0,3 % dans les centres.
La prévalence de la pédiculose corporelle a été estimée à 5,1 % dans l’espace public et à 0,05 % dans les centres.
Les principales affections des pieds étaient des onychopathies (69,3 % et 33,4 %), des kératodermies (57,5 % et 21,7 %), et des intertrigos (27,1 % et 15,1 %).
Dans HYTPEAC-Espace public, l’analyse multivariée de la prévalence de la gale montre une association avec l’âge, le genre, la durée de vie sans domicile, le fait d’avoir vécu en squat au cours des 12 derniers mois et de posséder un duvet personnel ; tandis que l’analyse multivariée de la prévalence de la pédiculose corporelle dans montre une association avec le pays de naissance du répondant, la fréquence de changement de vêtements et la fréquentation des bains-douches.

Aucune analyse multivariée n’a pu être réalisée dans HYTPEAC-Centres du fait des faibles prévalences retrouvées.

Protocole 

Date de publication du rapport: décembre 2013

Contact: A.Arnaud (a.arnaud@samusocial-75.fr)

LES ARTICLES

Arnaud A, Chosidow O, Détrez M-A, Bitar D, HuberF, Foulet F, Le Strat Y, Vandentorren S. Prevalences of scabies and pediculosis corporis among homeless in the Paris region: results from 2 randomized cross-sectional surveys (HYTPEAC study). Br J Dermatol. 2016 Jan; 174(1):104-12. doi: 10.1111/bjd.14226. Epub 2015 Nov 30.

Arnaud A, Chosidow O, Detrez MA, Bitar D, Huber F, Foulet F, et al. Prévalences de la gale et de la pédiculose corporelle chez les personnes sans domicile en Île-de-France en 2011 (enquête HYTPEAC). Bull Epidémiol Hebd. 2015;(36-37):698-707. http://www.invs.sante.fr/beh/2015/36-37/2015_36-37_7.html

« Hygiène et ectoparasitoses chez les personnes sans logement d’Ile-de-France », A. Arnaud, F. Huber, S. Vandentorren. Rapport Inpes, 2013

Les communications

« L’enquête HYTPEAC : originalité de la démarche et premiers résultats », Arnaud A., Journée scientifique de l’Observatoire du Samusocial de Paris, 28 janvier 2013.
 
« Hygiène et ectoparasitoses chez les personnes sans logement d’Ile-de-France ». F. Huber, A. Arnaud, G.Ancelle, Y. Le Strat, F. Foulet, L. Dehen, D. Bitar, O. Chosidow, S. Vandentorren. Journées dermatologiques de Paris, 11-15 décembre 2012. 
 
« Dermatoses des pieds chez les personnes sans domicile. Résultats de l'étude Hygiène, Ectoparasitoses et Affections Cutanées (HYTPEAC) ». F Huber, A Arnaud, G Ancelle, D Che, M-A Detrez, L Dehen, F Foulet, O Chosidow, S Vandentorren. Journées dermatologiques de Paris, 11-15 décembre 2012.
  
« Ectoparasitoses et affections cutanées chez les personnes sans logement en Ile-de-France : aspects méthodologiques ». Arnaud A, Détrez MA, Bitar D, Guyavarch E, Vandentorren S, Le Strat Y, . 7è Colloque Francophone sur les Sondages, le 5 novembre 2012 à Rennes, France.
 
« Ectoparasitoses et affections cutanées chez les personnes sans logement en Ile- de-France ». Arnaud A, Bitar D, Huber F, Foulet F, Laporte A, Vandentorren S. Paris, 2011. Ve Congrès International d’Epidémiologie ADELF/EPITER, le 14 septembre 2012 à Bruxelles, Belgique.
 
« Hygiène  et ectoparasitoses chez les  personnes sans logement d’Ile- de-France: aspects méthodologiques ». Détrez MA, Arnaud A, Vandentorren S, Guyavarch E, Laporte A, Le Strat Y. 27 è Journée Scientifique Epiter, le 2 Mars 2012 à Rennes.

SANTE MENTALE ET ADDICTIONS CHEZ LES SANS-DOMICILE FRANCILIENS (SAMENTA)

Soutiens : Haut Commissaire aux Solidarités Actives Contre la pauvreté et à la Jeunesse, Institut de Veille Sanitaire, Direction Générale de la Santé, Région Ile-de-France, Institut National de Prévention et d’Education pour la Santé, Préfecture de Paris, Observatoire National de la Pauvreté et de l’Exclusion Sociale, Mairie de Paris.

L’enquête Samenta répond à une demande de la Préfecture de Paris et de la Mairie de Paris, concernant l’estimation des troubles psychiatriques et des addictions parmi les personnes sans logement personnel en Ile-de-France.

La méthodologie de l’enquête, réalisée en partenariat avec l'INSERM, repose sur un sondage complexe de façon à obtenir un échantillon aléatoire de personnes sans logement fréquentant des services d’aide. Le questionnaire est composé d’une partie sur la santé mentale et les addictions, et de modules visant à décrire les trajectoires sociales et les conditions de vie. Les personnes ont été interrogées par un binôme composé d’un enquêteur professionnel et d’un psychologue clinicien. Un psychiatre a été sollicité ultérieurement dès lors que les éléments cliniques suggéraient un possible trouble psychiatrique. Entre février et avril 2009, 840 personnes ont participé à l’enquête.

La pondération de l’échantillon permet d’estimer la population francilienne sans logement personnel fréquentant les services d’aide pendant la période d’étude à 21 176 personnes (IC95% [17 582 ; 24 770]). Un tiers de cette population souffre de troubles psychiatriques sévères, c'est-à-dire de troubles psychotiques (13%), de troubles de l’humeur (troubles dépressifs sévères essentiellement- 7%) et de troubles anxieux (12%). La dépendance ou la consommation régulière de substances psychoactives (alcool, drogues illicites et/ou médicaments détournés de leur usage) concernent près de trois personnes sur dix. Les prévalences de troubles psychiatriques sévères et d’addictions sont plus élevées dans des dispositifs à bas seuil. Si les personnes atteintes de troubles psychiatriques sévères ont eu, pour plus des deux tiers d’entre elles, un recours aux soins psychiatriques au cours de leur vie, la majorité d’entre elles n’est plus suivie. Cependant, la maladie mentale n’affecte pas toute la population sans logement personnel, encore moins dans ses formes les plus sévères ; il en est de même au sujet des addictions.

Le protocole

Le colloque

Date de publication du rapport: janvier 2010

Contact : E. Le Méner (e.lemener@samusocial-75.fr)

Les articles

« La santé mentale et les addictions chez les personnes sans logement personnel en Île-de-France : l’enquête Samenta de 2009 », Laporte A, Le Méner E, Détrez M-A, Douay C, Le Strat Y, Vandentorren S, et al. Bull Épidémiologique Hebd. 2015;(36‑37):693‑7.

« La santé mentale des personnes sans logement. Regards croisés », Chauvin P., Laporte A., Le Méner E., Paris, Editions de l’INSERM, 2012

« La santé mentale et les addictions chez les personnes sans logement : phantasmes et réalités », Laporte A., Le Méner E., Chauvin P. Soins à domicile, 22, 11, pp. 30-32

Les communication

« The mental health of homeless people: findings and recommendations from a survey in mainland France ». Laporte A, Le Méner E, Détrez MA, Arnaud A,Vandentorren S, Le Strat Y, Chauvin P. Convegno Senza dimora : Disagio, Sofferenza e percorsi possibili (Homelessness : new strategies and policies to face urban suffering), le 22 juin 2012 à Milan, Italie.

« SAMENTA : Prévalence des troubles psychiatriques et des addictions chez les personnes sans logement personnel d’Ile-de-France », Détrez M-A., Jauffret-Roustide M., Douay C., Chauvin P., Laporte A.. 16e rencontre du RESPADD, Paris, juin 2011.

« SAMENTA : Prévalence des troubles psychiatriques et des addictions chez les personnes sans logement personnel d’Ile-de-France », Laporte A., Détrez M-A., Douay C., Chauvin P.. Journée de veille sanitaire 2011, Saint-Maurice, avril 2011.

« Psychiatric Disorders among Homeless People in Paris, France: An Advocacy for a Better Detection, Housing, and Care of Psychiatric Homeless, Based on Representative, Population-based Survey in 2009 ». Chauvin P., Douay C., Detrez M.-A., Le Strat Y., Laporte A.. 9th Conference on Urban Health, New York City, USA, octobre 2010.

« Psychiatric disorders among homeless people: evidences for improving psychiatric services and housing policies. Preliminary results », Chan-Chee C., Douay C., Detrez M-A., Le Masson V., Le Strat Y., Chauvin P., Laporte A. and the SAMENTA research group. 15th EPA symposium for section epidemiology and social psychiatry, Bergen, Norvège, juin 2010.

« Enquête sur la santé mentale et les addictions chez les sans logement franciliens (Samenta): une double contrainte d’enquête », Detrez M.-A., Douay C., Le Strat Y., Chauvin P., Laporte A., VIème colloque francophone sur les sondages, Tanger, Maroc, mars 2010.

« Enquête sur la SAnté MENTale et les Addictions Chez les sans logement franciliens (SAMENTA) : une double contrainte d'enquête » Détrez M-A., Douay C., Le Strat Y., Chauvin P., Laporte A.. Pratiques et méthodes de sondage, Paris, 2011. P125-129.

« La Santé mentale des personnes sans chez soi : Résultats et recommandations issus d’une enquête métropolitaine », Laporte A., Le Mener E., Détrez M-A, Chauvin P.. La santé des personnes sans domicile: Franchir les barrières, Le magazine de la feantsa, Printemps 2011. P20-23.

« La santé mentale et les addictions des personnes sans logement personnel en Ile-de-France », Laporte A., Le Méner E., Chauvin P. La lettre de l’Observatoire n 5, Septembre 2010.

« La santé mentale et les addictions des personnes sans logement personnel : quelques éclairages issus d’une enquête de prévalence en Ile-de-France », Laporte A., Le Méner E., Chauvin P. Les travaux de l’Observatoire 2009-2010, Paris, ONPES - La Documentation française, 2010, p. 413-434.

« La Santé Mentale et les Addictions chez les personnes sans logement personnel d'Ile-de-France (Samenta) : focus sur les 18-25 ans », Laporte A., Chauvin P., Rhizome, 38, p. 11.

MARAUDES

Une analyse des cadres du travail des équipes mobiles d’aide (EMA) du Samusocial de Paris 

Soutien : Compagnie Parisienne des Chauffages Urbains

Comment venir en aide aux sans-abri dans une situation d’urgence sociale ? Telle est la question pratique qui oriente le travail des EMA (équipes mobiles d’aide) du Samusocial de Paris. Faire de l’humanitaire (nourrir, loger, vêtir, soigner) ne peut se réduire à une analyse fonctionnaliste ou marchande (en termes simples d’offre et de demande). Aider les sans-abri implique de légitimer une rencontre provoquée la nuit dans la rue, de parvenir à trouver la juste distance entre sollicitude et humiliation et de mettre en confiance des personnes considérées comme isolées et devant être « resocialisées ». Au-delà des discours critiques a priori sur la violence symbolique imposée aux dominés des dominés, il s’agit de caractériser un savoir-faire spécifique et d’observer comment se produit, en situation, un lien. L’analyse portera sur les opérations de cadrage (au sens d’E. Goffman) conjointement effectuées (tant par les sans-abri que par les EMA) et engendrant (ou non) un foyer commun d’attention. Pour analyser ce travail très médiatisé mais peu visible et peu reconnu, une double méthode a été utilisée : l’observation in situ (au cours d’une trentaine de tournées) et l’analyse linguistique s’appuyant sur des enregistrements audio d’interactions. Ainsi, un nouvel enjeu, à la fois théorique et méthodologique, se profile : la combinaison de disciplines linguistiques (la pragmatique, l’ethnographie de la communication, l’analyse conversationnelle) et l’ethnographie sociologique.

Date de publication du rapport: juin 2010

Le protocole

Le rapport

Contact: E. Le Méner (e.lemener@samusocial-75.fr)

Les articles

« On n’est pas là pour sauver le monde !". La maraude d’urgence sociale à la lumière du refus d’hébergement », Gardella E. et Le Méner E. in Berger Mathieu, Cefaï Daniel, Gayet Carole (dir.), Du civil au politique. Ethnographies du vivre ensemble, Bruxelles, P.I.E., 2011, p. 77-99.

« La maraude à la lumière du refus d’hébergement : tensions et cadrages dans l’urgence sociale », Gardella E., Le Méner E., in Berger M., Cefaï D., Gayet C. (dir.), Du civil au politique. Ethnographies du vivre ensemble, Bruxelles, P.I.E., 2010 [sous presse].

« Enquêter sur un dispositif d’urgence sociale. Les maraudes auprès de sans-abri à Paris », Cefaï D., Gardella E., Le Méner E., in Cantelli F., Roca i Escoda M., Stavo-Debauge J., Pattaroni L., (dir.), Sensibilités pragmatiques. Enquêter sur l’action publique, Bruxelles, Bern, Berlin, Francfort, New York, Oxford, Vienne, Peter Lang, 2009, p. 39-52.

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