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Après le rush, les équipes soignantes du Samusocial de Paris reprennent leur souffle

24 Apr 2020 • Actualité

Le premier cas de contamination au COVID-19 a été détecté le 8 mars dernier dans l’une de nos structures de soins et d’hébergement. Depuis, nos équipes soignantes se sont restructurées pour limiter l’épidémie dans nos centres et prendre en charge les personnes touchées par le virus.

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Se réorganiser sur le terrain

Au début du confinement, une cellule a été mise en place pour former dans les centres les agents aux gestes barrières, à l’habillage des équipements de protection et au traitement des déchets. 

Dans chaque structure de soins, un médecin référent COVID-19 gère à présent l’épidémie avec le responsable du site : les personnes contaminées, celles qui ont été en contact avec elles et les autres qui n’ont pas été touchées sont hébergées séparément. Les repas sont distribués dans les chambres par des agents en tenue de protection. Lorsqu’un nouveau cas apparaît, ce médecin décide de la procédure à suivre : l’isolement, l’hospitalisation ou le transfert vers un centre dédié. Un deuxième médecin s’occupe de l‘examen clinique des patients et de leur prise en charge. Dans nos autres centres d’hébergement, l’équipe peut également se tourner vers un médecin référent COVID-19.

En règle générale, les équipes soignantes ont été renforcées et les médecins ont considérablement augmenté leur activité. Le Samusocial de Paris a aussi eu recours à des infirmières et à des médecins réservistes volontaires, dont certains en téléconsultation. 

 

Besoins et difficultés rencontrées

Avec la crise sanitaire, le Samusocial de Paris a récupéré des tenues de protection pour les agents, des masques et des gels hydroalcooliques, mais aussi du matériel médical.

Pour autant, il a fallu surmonter nombre de difficultés. Les personnes hébergées dans les structures de soins présentent des polypathologies constituant des facteurs d’aggravation en cas de contamination. Certaines ont également des problèmes psychiques ou d’addiction et supportent mal le confinement. « Les équipes se sont fortement mobilisées auprès des personnes hébergées. Quant aux responsables des structures, ils ont très bien géré l’anxiété générée par cette crise sanitaire, constate Armelle Pasquet-Cadre, directrice du Pôle Médical et Soins au Samusocial de Paris. Aujourd’hui, on prend une petite respiration, nuance-t-elle. Les effets du confinement se font ressentir, les cas de COVID-19 sont moins fréquents. Il faut maintenant réfléchir au déconfinement et à l’après-crise, même si le 12 mai prochain, il ne faut pas se leurrer : le virus sera toujours là ».
 

Un cas concret : le LHSS Saint-Michel

Cette structure de soins et d’hébergement n’a pas été épargnée par l’épidémie. Au total, 11 personnes ont été contaminées. Marion Quach Hong, la responsable du LHSS, fait face au premier cas de COVID-19 le 17 mars. « On l’a placé en isolement avec ses collègues de chambrée. D’autres cas sont ensuite apparus et toutes les personnes hébergées ont fini par porter un masque. On contrôle leur température trois fois par jour », explique-t-elle. A ses côtés, l’équipe soignante se mobilise auprès des hébergés. Elle participe aussi à des réunions quotidiennes avec Sylvie Salaun, le médecin sur place, et Maï Le Teurnier, le médecin référent COVID-19 de la structure, pour réévaluer la situation au jour le jour.

Face à cette surcharge d’activité, Nathan Lesein, animateur au LHSS, intervient pour entretenir le lien avec les résidents, faire leurs courses et organiser des activités. « Je profite du jardin pour proposer deux animations par jour avec 3 personnes maximum : du sport, du jardinage ou de la relaxation par exemple », explique-t-il.

Après 3 semaines d’isolement, les personnes contaminées ont regagné leur chambre. Les équipes peuvent enfin souffler un peu !


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