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#LaRueAvecElles : un bilan positif

22 Feb 2018 • Actualité

En novembre dernier, le Samusocial de Paris mettait l’accent sur la situation des femmes sans abri. Augmentation de 66% du nombre d’appelantes au 115 de Paris en 10 ans, un taux de réponse positive passé de 72% à 23% entre 2006 et 2016, laissant 3 femmes sur 4 sans solution.

#LaRueAvecElles : un bilan positif

En novembre dernier, le Samusocial de Paris mettait l’accent sur la situation des femmes sans abri. Augmentation de 66% du nombre d’appelantes au 115 de Paris en 10 ans, un taux de réponse positive passé de 72% à 23% entre 2006 et 2016, laissant 3 femmes sur 4 sans solution.

Sensibles à cette interpellation, plus de 1 000 personnes ont fait un don au Samusocial de Paris permettant de récolter la somme de 120 000 € qui seront prochainement consacrés à la mise en œuvre d’un lieu d’hygiène que la Ville de Paris mettra prochainement à la disposition du Samusocial de Paris pour y accueillir les femmes sans-abri. Offre de kits d’hygiène, de serviettes permettant d’éviter d’avoir à transporter sa serviette humide dans son sac, mise en place d’une bagagerie pour éviter aux femmes d’avoir à transporter toute la journée leurs sacs ou valise, consultations médico-psycho-sociales, autant de service que le Samusocial de Paris souhaite mettre en place dans ce lieu afin de répondre aux besoins des femmes sans-abri.

Effet des nombreuses retombées médiatiques suite à cette campagne, ajoutons que cet hiver, la mise à l’abri des femmes appelant le 115 après 19 heures est devenue une priorité affirmée par l’Etat. Le 115 et les maraudes du Samusocial de Paris bénéficient ainsi de 58 places dans des haltes de nuit dédiées aux femmes pour une mise à l’abri rapide.

Interview

Pascaline fait partie des femmes ayant participé activement à l’élaboration de la campagne, acceptant ensuite de raconter son quotidien et ses difficultés dans les médias. Elle est aujourd’hui hébergée dans un centre d’hébergement d’urgence dans le 17ème arrondissement.

On imagine aisément qu’être hébergée en continu vous soulage. Comment réorganise-t-on son quotidien après presque deux ans de rue ?

Oui, c’est un grand soulagement. J’ai maintenant un endroit où laisser mes affaires, je ne suis plus stressée à l’idée de savoir comment va se passer ma nuit, je me sens libérée. Lorsque je me promène, c’est parce que je l’ai décidé, je ne suis plus obligée d’errer dans la rue. Je fais une balade tous les jours. Je découvre le quartier, que je ne connaissais pas. Je regarde les vitrines. Et la semaine dernière, je suis allée enfin m’enregistrer pour ma demande d’asile.

Comment se passe votre vie au CHU ?

Je passe beaucoup de temps au CHU parce qu’en ce moment, il ne fait pas beau. Je reste souvent dans un des salons. Ce sont des espaces dans les couloirs avec des chaises. Il n’y a pas grand-chose à faire mais il y a du wifi, on peut donc aller sur internet. Il n’y a par contre pas de télé. Ces espaces sont aussi sans fenêtre. Je prends tous mes repas du centre, n’ayant pas de revenu et ne pouvant pas travailler pour le moment. Quant à la cohabitation, ce n’est pas toujours facile à plusieurs dans une petite chambre mais c’est toujours mieux que la rue ou le centre de Nanterre dans lequel j’allais pour la nuit.

Comment voyez-vous l’avenir ?

Je dois attendre le résultat de ma demande d’asile. En attendant, je suis à l’abri. Probablement jusqu’à ce que j’obtienne des papiers.


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