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Une réserve virtuelle s’invite dans l'un de nos centres

19 Feb 2021 • Reportage

Un panda, des lions, un requin baleine ou un ours polaire : les enfants du centre d'hébergement d'urgence Ariane ont frôlé du bout des doigts ces animaux des quatre coins du monde plus vrais que nature, sans quitter leur hébergement. 

Une mère et sa fille testent le casque de réalité virtuelle

« On s’y croyait vraiment »

A l’initiative de cette activité, la start-up Wild Immersion a proposé au Samusocial de Paris d’animer une séance de réalité virtuelle dans l’un de nos centres. Munie d’un casque et d’écouteurs, une quarantaine de personnes a voyagé le temps d’un après-midi, sur terre, en pleine mer et dans les airs. « Je vois des zèbres et des éléphants, s’extasie Assil, 6 ans. Et là, y’a la lune, whaou ! Aaaah…J’ai peur il y a une grosse grenouille ». A ses côtés, Exaucé, 10 ans, vit l’expérience en remuant ses bras, prêt à toucher un écureuil perché devant lui. « On peut tourner la tête dans tous les sens, c’est un peu comme dans un jeu vidéo ». Les parents sont aussi de la partie. Zohra, mère de 4 enfants, semble conquise : « J’ai ressenti de très bonnes sensations, je ne voulais pas que ça s’arrête. On s’y croyait vraiment ». 

Promouvoir la biodiversité de manière ludique

Lorie, Omar et Rodolphe, tous les trois business developer au sein de Wild Immersion, animent la séance. La start-up a été créée en 2018 par Adrien Moisson. Après des études de vétérinaire, il se lance dans la publicité mais y renonce, avec l’envie de promouvoir la biodiversité d’une façon quelque peu originale. « Adrien a tourné dans plus de 40 pays, explique Omar. A l’aide de caméras à 360 degrés, il a filmé au plus près les animaux dans leur habitat naturel, avec l’idée de proposer une expérience immersive à travers une série de vidéos ». Sous le parrainage de la célèbre éthologue Jane Goodall, Wild Immersion vend ses films à des zoos, des aquariums ou des instituts français à l’étranger ; mais il les propose aussi gratuitement à des hôpitaux, des écoles ou des structures comme le Samusocial de Paris. « Tout le monde a le droit d’être sensibilisé à la biodiversité », résume Omar. 

 S’évader du quotidien

Au milieu de cris de joie des enfants, Yenifer Lema Jacob, la coordinatrice sociale du CHU Ariane, semble satisfaite de l’opération. « Avec la covid, nous ne pouvons plus organiser des sorties avec les enfants, or ils sont très en demande. Cette activité leur permet de voir des animaux sans aller au zoo ! Et les parents semblent aussi très contents. Ils prennent un moment pour eux et sortent de leur quotidien ». 
 


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